INFO PREMIER

Affaire Commandant Roger Luc - Roindefo défie Vital !

L'affaire, touchant le Commandant Roger Luc, commence à humer un parfum de scandale. En effet, consécutivement à la déclaration du Premier ministre Vital sur la nécessité de sanctionner toutes les personnes impliquées dans cette affaire, Monja Roindefo fut monté au créneau pour carrément contrecarrer celui – ci sur un ton de défi. Rappelons, en effet, que le nom du Commandant Roger Luc a été cité dans le décès du Lieutenant Théodule Ramamonjisoa, tant par des membres de la famille de ce dernier que par des témoins oculaires.
D'ailleurs, dans sa récente déclaration à un quotidien de la place, le même Commandant Roger Luc a avoué avoir « giflé » le regretté Lieutenant Théodule Ramamonjisoa. En tout cas, le certificat médical, établi par les médecins qui ont traité ce dernier avant son décès, établira si, oui ou non, une…  « gifle » pouvait entraîner la mort.
Toujours est – il que, contrairement à ces critiques au vitriol que Monja Roindefo a faites, Camille Vital n'a jamais dit, quand il a présenté ses condoléances et celles du régime de Transition à la famille déplorée du défunt Théodule Ramamonjisoa, que le Commandant Roger Luc est coupable de quoi que ce soit. De même, le fait par l'ex – Premier ministre de s'ériger en un véritable Avocat du Commandant du Rfi ne fait que conforter, à plus d'un titre, la culpabilité de ce dernier dans cette affaire. En effet, Monja Roindefo a « exigé » à ce que cette malheureuse affaire soit « réglée » au niveau de l'Armée seulement. Ce qui équivaudrait à dire qu'il requière à ce que la Justice de droit commun soit écartée de l'instruction judiciaire de cette mort d'homme. Néanmoins, le fils du nationaliste Monja Jaona semble avoir oublié que, au niveau de l'Armée, un Tribunal militaire pourra également être formé pour instruire et juger cette affaire Commandant Roger Luc suite au décès du Lieutenant Théodule Ramamonjisoa. Un Tribunal militaire qui, à l'instar de toutes les juridictions civiles, sera appelé à appliquer les dispositions du Code pénal en matière de coups mortels.

Quoi qu'il en soit, la visée de Monja Roindefo est limpide : il voudrait à ce que le Commandant Roger Luc, qu'il déclare être son « ami », ne soit sanctionné que sur le plan disciplinaire seulement par le Chef de l'Etat – major général de l'Armée. En d'autres termes, il voudrait à ce que cet Officier du Rfi soit écarté de toute peine judiciaire privative de liberté.
Alors que, selon les termes de l'article 309 - dernier alinéa - du Code pénal, les faits et sanctions sont irréfutables en matière de coups mortels : « si les coups ou blessures faites volontairement, mais sans intention de donner la mort, l'ont pourtant occasionnée, le coupable sera puni de la peine des travaux forcés à temps ». C'est – à – dire,  de 5 à 20 ans de travaux forcés.  
R. A. Maxime



02/06/2010
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