INFO PREMIER

Andry Rajoelina:vrais-faux attentats.

Ailleurs, l’on assiste à un mariage princier, chez nous, par contre, l’ambiance n’est pas du tout à la fête : aucune perspective d’avenir, censée ramener la sérénité dans l’île. Tout laisse à penser - sans pour autant sombrer dans un malgacho-pessimisme excessif – que la sortie de crise, plus exactement la fin de la Transition, n’est pas pour demain.


Trop d’embûches, dressées notamment par la communauté africaine (Sadc, UA…), et des chausse-trapes érigées par certains leaders de l’opposition, au nom des trois mouvances, pour espérer une issue heureuse à ce conflit qui n’ose pas dire son nom. Comment va-t-on alors s’en sortir ? Etant que ni la France ni l’Union européenne et surtout les Etats-Unis (avec sa grosse ambassade à Andranomena) n’ont pas la moindre intention d’aider l’île, sur les plans politique, diplomatique, économique…
Beaucoup de Malgaches, en effet, attendent aujourd’hui avec appréhension et angoisse la date du 20 mai. Comme si leur vie en dépendait. Une date qui va, paraît-il, décider du sort de leur pays. Pourquoi le 20 mai, mais pas le 1er ou le 20 avril ? Mystère et intrigues entourent encore et toujours le cas malgache dans les instances internationales. L’opinion malgache ne sait plus où donner de la tête.

Pire, au milieu de cet atmosphère délétère, le public apprend que le président Rajoelina a échappé de justesse, hier, à un accident d’avion. Décidément, celui-ci collectionne, ces derniers temps, les vrais-faux attentats. Il doit prendre des mesures drastiques concernant sa sécurité et celle de sa famille. En fait, des personnalités politiques n’attendent que sa « disparition » pour prendre le pouvoir...

Par ailleurs, dans la foulée de cette vaste campagne de déstabilisation, des professeurs d’université, membres du redoutable Seces, vont de nouveau manifester ce jour. Leur but : faire plier le gouvernement quant au paiement de leurs indemnités en tant que chercheurs. Mais ils cherchent quoi exactement ? Sinon la petite bête… On sait très bien qui manipule ces enseignants qui touchent, en moyenne, 180 fois le smig : il n’est pas loin. L’homme est en Afrique du Sud. Selon nos informations, un responsable du Seces a reçu, mardi dernier, d’un pasteur FJKM proche de l’ex-président, des consignes comme quoi il faut absolument radicaliser la grève des enseignants à Ankatso, moyennant des enveloppes garnies... Evidemment, toute peine mérite salaire…

D’autre part, l’insécurité grandissante ainsi que l’inflation galopante ne jouent pas en faveur du régime en place. La mort ou l’assassinat tout dernièrement de deux Français semble confirmer que rien n’est réglé au niveau de la protection des biens et des personnes à Antananarivo. Une situation qui met de l’eau au moulin de ceux qui veulent dénigrer la Transition : vont-ils réussir ?

Franck RAHARISON


30/04/2011
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