INFO PREMIER

Avec trois inculpations sur la tête… - Fetison en prison !

Tenue d'un meeting politique sur la place publique mais sans autorisation officielle ; destruction de biens appartenant à autrui et tentative de perturbation du Référendum. Tels ont été les trois chefs d'inculpation qui ont été retenus contre Fetison Rakoto Andrianirina, Stanislas Zafilahy et le Pasteur Edouard. Les trois leaders des trois mouvances qui, connus de tous pour avoir toujours tenté de créer le chaos dans la Capitale, ont ainsi été l'objet d'enquêtes hier au niveau de la Gendarmerie avant d'être déférés au Parquet.

L'action judiciaire a été déclenchée consécutivement aux échauffourées survenues avant – hier où, pourtant démunis d'autorisation officielle, ces trois politiques de l'opposition voulaient accéder dans l'enceinte du Stade Malacam à Antanimena, à la tête de leurs partisans. Ce qui a amené les Forces de l'ordre à les faire disperser par des jets de grenades lacrymogènes. Une prise de mesure régulière qui, disposée par les textes en vigueur en de pareilles circonstances, a été saisie tant par ces trois dirigeants des trois mouvances que par leurs partisans pour  faire tonner les violences dans certains quartiers de la Capitale. Ainsi, outre les barrages qui ont été érigés un peu partout dans la ville, deux véhicules - appartenant à des privés qui n'ont pourtant rien à voir avec la chose politique - ont été sciemment incendiés par ces partisans de l'opposition.

Prémédités et spécialement dirigés contre des Indiens

Quoi qu'il en soit, Fetison Rakoto Andrianirina, Stanislas Zafilahy et le Pasteur Edouard ne peuvent que connaître ce sort, dans la mesure où, l'autre jour, ils ont déjà été fermement avisés des risques judiciaires qu'ils encoururent pour avoir dirigé une marche sur la voie publique (d'Anosy à Antanimena).
Marche qui a été une occasion saisie par leurs partisans pour faire ériger des barrages partout, ayant ainsi fortement perturbé la circulation dans la Capitale. En tout cas, la Justice ne pouvait plus croiser les bras face à la destruction de biens d'autrui perpétrée par ces sbires des trois mouvances.

D'autant plus que ces derniers ont particulièrement ciblé leurs victimes : des ressortissants indiens au volant de leurs véhicules. Un choix dont certains desdits activistes ont d'ailleurs expliqué de vive voix, en pleine action : « les Indiens ont aidé le régime de Transition dans la mise en place des Tsena mora ». Ce qui laisse déduire que ces actes de vandalisme ont été prémédités et, de surcroît, dirigés spécialement contre une Communauté particulière.
La goutte d'eau qui a ainsi fait déverser le vase, eu égard au fait que, selon les dispositions du Code pénal, tout ceci répond parfaitement aux éléments constitutifs d'un délit clair. En tout cas, plus d'un observateur pourront connaître les réels tenants et aboutissants de ce dossier pénal à l'audience du 23 novembre prochain. Jusque - là, les trois compères des trois mouvances vont devoir rester à la Maison centrale d'Antanimora pour y aiguiser leurs moyens de défense.

Vulgaire pion abusivement manipulé…

Ainsi, Fetison Rakoto Andrianirina vient d'être le second… « premier bras droit » de Marc Ravalomanana à connaître les affres de la geôle pour avoir aveuglément soutenu la cause de ce dernier, jusqu'à oser vouloir mettre Antananarivo – ville à feu et à sang.
Rappelons, en effet, que Raharinaivo Randrianantoandro, alors « premier bras droit » de celui – ci, a déjà été jeté en prison pour avoir créé le grabuge du côté d'Ambohijatovo. Raharinaivo Randrianantoandro qui, depuis, a été convaincu que, au bout du compte, le laitier ne connaît que sa propre personne et ses propres intérêts.

Ce qui l'a amené à totalement virer de bâbord pour entamer une démarche le réconciliant avec le régime de Transition. Et voilà que, actuellement, il sied à la tête de l'une des Chambres du Parlement de la Transition sans pour autant renier sa conviction politique. Quoi qu'il en soit, Fetison Rakoto Andrianirina sera, d'ici peu, convaincu, à l'instar de Raharinaivo Randrianantoandro, qu'il n'a été qu'un vulgaire pion abusivement manipulé par son mentor de Marc Ravalomanana.

Ce dernier ne l'a – t – il pas déjà qualifié de « minable, vaurien et femmelette » dans les coulisses des négociations d'Addis - Abeba ? D'ailleurs, le même Fetison Rakoto Andrianirina ne peut aujourd'hui que s'en prendre à lui – même, ne pouvant se prévaloir de ses propres turpitudes, pour avoir osé narguer à maintes reprises la Justice.
Et, plus précisément, pour avoir, à maintes reprises, créé le traumatisme, avec ses affreux « gros bras », chez des Tananariviens qui sont pourtant connus par leur profonde aspiration à pouvoir vaquer dans la sérénité dans leurs occupations quotidiennes. De toutes les façons, de mauvaises langues ont vite fait hier de tirer une remarque assassine face à cette incarcération de Fetison Rakoto Andrianirina : « bien fait pour lui, il l'a bien cherché ! ».

R. Christian Frédéric



12/11/2010
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