INFO PREMIER

Didier Ratsiraka - Attaques Pierrot Rajaonarivelo !

Dans le cadre de la célébration du 35e anniversaire de l’Arema, Didier Ratsiraka, se qualifiant être le « Père fondateur » de ce parti politique, a adressé, de Neuilly, une lettre à ses « très chers camarades ». Une missive qui, d’une part, a directement attaqué Pierrot Rajaonarivelo et, de l’autre, a égratigné le régime de Transition. Didier Ratsiraka qui, en outre, y évoque ses « solutions à soumettre à la sagacité des autres partis et compatriotes ».


« Au risque de me répéter aussi, je voudrais rappeler que depuis la démission du Secrétaire national que j’ai acceptée depuis plus de trois ans, vous ne devez obéir qu’aux directives du Président Fondateur de notre parti, et à défaut à celles du Comité directeur national ». Dans le cadre de la célébration du 35e anniversaire de l’Arema, Didier Ratsiraka, de sa résidence à Neuilly, a envoyé une lettre à ses « très chers camarades » pour leur adresser, « avec un plaisir indicible, teinté de mélancolie », ses « très chaleureuses et fidèles félicitations ». Une missive où il a consigné, en outre, les attaques qu’il a portées directement contre Pierrot Rajaonarivelo. Ceci, jusqu’à aller fouler au pied les statuts de son propre parti politique, quand il a déclaré que seuls lui et le Comité directeur du parti restent les uniques instances dirigeantes de l’Arema. En tout cas, l’Amiral rouge vient encore de faire valoir qu’il ne cesse de voir… rouge dès que le nom de Pierrot Rajaonarivelo est associé, d’une manière ou d’une autre, à l’Arema.

Quoi qu’il en soit, ayant parlé d’ « appel des sirènes de la trahison et de la division » dans sa lettre, le grand manitou de la Révolution socialiste a encore plus enfoncé le clou sur les têtes de Pierrot Rajaonarivelo et consorts pour ordonner que « les membres de notre parti, jusqu’à nouvel ordre, doivent récuser toutes les places que d’aucuns tentent de leur offrir dans toutes les Institutions d’un régime de fait ».
Il a ainsi fait allusion à la récente déclaration de son ex – vice Premier ministre, lequel a annoncé que lui et son équipe vont ingérer les Institutions transitoires. Et l’Officier général de la Marine en retraite, depuis belle lurette, n’a également pas manqué, dans sa missive, d’égratigner l’actuel pouvoir transitoire qu’il a qualifié, entre les lignes de sa lettre, de n’avoir observé « la fidélité à la parole donnée et aux signatures apposées ». Tout comme il a  fait gicler le vitriol au visage d’autres politiques de renom quand il a aligné, dans sa lettre, que « le bilan de l’Arema authentique est (…) très largement positif comparé à tous les autres partis nés bien avant lui ».

Effectivement « authentiques »…

Un jugement qui, faut – il l’admettre, conforte encore à quel point ce septuagénaire ne cesse de faire valoir qu’il ne… voit point le cours de la vie nationale défiler sous ses yeux. En effet, lui et son Arema restent effectivement « authentiques » dans le pays, même dans le monde entier, comme étant les uniques Président de la République et parti politique avoir été boutés du pouvoir, par deux fois, par le Peuple.
D’ailleurs, se croyant encore être blanc comme Saint, Didier Ratsiraka a réitéré hier, toujours dans sa lettre, que, « au risque de me répéter, je pense
humblement que les solutions, que je me propose de soumettre à la sagacité des autres partis et de nos compatriotes, sont à même de sortir notre pays de la douloureuse et interminable crise ».
La fameuse proposition qui, annoncée à maintes reprises sans jamais être publiées, veut tout simplement faire valoir que tous les politiques, représentants plus de 400 formations ayant récemment signé la Feuille de route, ne sont pour « Deba » que des moins que rien.
En tout cas, le fait par lui de proposer, toujours dans sa missive, la tenue d’ « un dialogue, en vérité d’une conférence au sommet, si possible avant la fin de ce mois » à Antananarivo, de « tous les Chefs de partis politiques », démontre que, pour cet homme qui a fait vivre à la Nation deux crises politiques meurtrières (en 1991 et en 2002), le présent et l’avenir de Madagascar doivent, absolument et uniquement, dépendre de sa personne seule. Bref, l’Amiral rouge veut faire ancrer partout qu’il est un septuagénaire, même éprouvant de grandes difficultés à marcher, qui non seulement… voit loin mais surtout a encore un large avenir politique devant lui…

R. Christian Frédéric



22/03/2011
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