INFO PREMIER

Ferry : Un philosophe en or massif

Luc Ferry cumule salaires et indemnités de ses diverses activités professionnelles, surtout avec ses conférences et ses droits d'auteur…

Je suis certain que vous en connaissez tous ! Ces gens qui savent un peu tout sur tout et surtout mieux que vous.

L'ancien ministre Luc Ferry a en effet été reçu ce mercredi matin par le directeur de cabinet de François Fillon, afin de s'expliquer sur les cours qu'il est censé assurer à l'université Paris-VII depuis septembre dernier.  En cause: des rémunérations perçues pour des cours de philosophie qu'il n'a pas donné.
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Luc Ferry perçoit 4.500 € en tant que professeur à l'université Paris-VII. C'est une certitude. Le reste est beaucoup plus flou. Car le philosophe multiplie les casquettes.

Tout d'abord, il est depuis 2004 président délégué du Conseil d'analyse de la société, activité pour laquelle il est rétribué 1.800 € mensuels. Jusqu'en novembre dernier, il était également membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese), pour lequel il a perçu pendant six ans un net mensuel d'abord de 2.800 €, puis de 3.100 €.

D'autres de ses, nombreuses, participations à divers conseils s'effectuent sur la base du bénévolat. C'est le cas pour le Conseil d'analyse économique et le Comité consultatif national d'éthique.

Pareil pour sa participation à une émission hebdomadaire sur LCI, la chaîne et d'autres intervenants nous confirment qu'aucun éditorialiste n'est rémunéré. En revanche, d'après Le Canard enchaîné, Luc Ferry toucherait 1.500 € par papier pour sa chronique hebdomadaire dans Le Figaro.

Mais le plus gros de ses rémunérations proviendrait des conférences qu'il donne un peu partout et surtout des droits d'auteur de celui qui est « le deuxième philosophe le plus vendu en France », d'après un éditeur. Luc Ferry a beaucoup écrit et chez de nombreux éditeurs. Notre enquête auprès de seulement trois d'entre eux nous permet d'affirmer qu'il a vendu au minimum 822.000 exemplaires de ses œuvres, en livres ou sur support audio.

Les accusations de Luc Ferry divisent le monde politique et médiatique
Luc Ferry : Et maintenant une plainte d'une association marocaine

Luc Ferry est toujours dans la tourmente. Le gouvernement marocain a ordonné l'ouverture d'une enquête après les propos de l'ancien ministre français, la semaine passée.
Les ennuis se multiplient pour Luc Ferry depuis sa sortie télévisée très suivie au Grand Journal de Canal + la semaine passée.
L'ancien ministre de la Culture avait parlé d'un homme politique qui se serait fait « poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons ». Luc Ferry avait ensuite dû subir tout d'abord un torrent de critiques venu de la classe politique. Principal reproche : pourquoi avoir lancé ce « pavé » devant les caméras au lieu de saisir la justice ?

Le philosophe s'était défendu, expliquant n'avoir « aucune preuves » de ces faits datant d'avant 2002. Seuls des témoignages « des plus hautes autorités de l'Etat » et d'un ancien « Premier ministre » non identifié l'auraient poussé à y voir une histoire « crédible ». Après les admonestations, Luc Ferry était passé par la case justice.
La brigade de protection des mineurs l'a entendu vendredi matin comme témoin, suite à l'ouverture d'une enquête par le Parquet de Paris.

Ce mercredi soir, le gouvernement marocain a ordonné l'ouverture d'une enquête après les propos de l'ancien ministre français. Nouzha Skalli, ministre de la Famille l'a en effet annoncé. Par ailleurs, l'association marocaine «Touche pas à mon enfant» a porté plainte contre X
mercredi à Paris pour « exploitation sexuelle de mineurs» et «non-dénonciation».

« Les deux Etats sont complices »

« Il faut briser le silence », a martelé samedi Imad Abdellatif, le président des Amis de l'association marocaine des droits humains, qui regroupe une centaine d'adhérents, samedi, à Lille. « Nous invitons toutes les associations à soutenir à notre démarche pour mettre le paquet », précise Imad Abdellatif. « Les deux Etats sont complices, poursuivent ses militants. Il y a une responsabilité marocaine au niveau de la police et de la justice, et une responsabilité française puisque les auteurs pourraient être de cette nationalité ».

« La pédophilie est un crime qui profite de la pauvreté des familles et de l'impunité, dénonce encore Imad Adbellatif. Le régime marocain fait pression sur les familles pour les faire taire. La plupart des procès au Maroc sont étouffés, c'est l'argent qui parle. Il ne faut surtout rien dire. Nous disons : assez de cette impunité. C'est un sujet tabou : le régime marocain ne veut pas en parler, pour des questions de crédibilité liées au tourisme. Un enfant qui se fait violer, ce n'est rien pour ce régime. »

D.B


08/06/2011
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