INFO PREMIER

Fetison Rakoto Andrianirina. Des dettes impayées de 14 milliards Fmg

Personne ne savait que Fetison Rakoto Andrianirina, si prompt à donner des leçons « de bonne conduite et d’équité », notamment aux ténors du régime de Transition, traîne à ses pieds de lourdes dettes financières d’un montant total de 990 000 Euros.
Soit un peu moins de 14 milliards Fmg, au cours actuel. Durant sept années, celui qui lui a avancé cette enveloppe pécuniaire astronomique attend en vain un quelconque remboursement. En face, Fetison Rakoto Andrianirina veut pourtant siéger à la crête de l’Etat. Pour refaire le même coup, mais d’un quantum encore plus vertigineux ?



En mars 2004, la Société Henico Sa (Henitsoa Confection) et son Président - directeur général, Fetison Rakoto Andrianirina, ont signé un contrat d’avance de fonds octroyé par un ressortissant étranger que celui – ci a sollicité à intégrer le cercle des actionnaires de sa Société. Le montant total de cette avance de fonds est de l’ordre de 685 000 Euros, soit près de 9 590 000 000 Fmg, au cours actuel. Un fonds qui, selon le contrat afférent, devait permettre à Fetison Rakoto Andrianirina de booster les activités et de renforcer la structure financière de Henico Sa. Contrat qui, en outre, a défini le programme de remboursement dans son intégralité de cet apport financier. Et contrat qui, dans son article 1, a été transformé en un prêt à court terme.
Programme de remboursement devant s’étaler en 30 mois à partir du 30 décembre 2004 pour un paiement mensuel de 23 000 Euros ou 3 220 000 000 Fmg. En ce sens que ce programme de remboursement devait être clos à la date du 30 juin 2006.

Deux parenthèses fermées
Or, jusqu’à ce jour, même le moindre Euro de cette volumineuse enveloppe financière n’a été versé à son propriétaire par Fetison Rakoto Andrianirina. D’ailleurs, ce dernier, dans les échanges de missives numériques qu’il a faites avec le prêteur étranger, n’a cessé de rabâcher  les problèmes vécus par les Sociétés en zone franche dans le pays, Henico Sa y faisant partie, pour expliquer son incapacité à honorer le contrat qu’il a signé.
Des arguments qui dévoilent ainsi que Fetison Rakoto Andrianirina a avoué que les Sociétés en zone franche ont été confrontées à de graves problèmes durant le régime de son mentor qu’est Marc Ravalomanana. Fermons la première parenthèse.

Par ailleurs, le même Fetison Rakoto Andrianirina a dévoilé là qu’il n’a pas honoré un acte qu’il a lui – même signé. Fermons la seconde parenthèse. En tout cas, ayant apparemment déjà senti une éventuelle arnaque dans cette affaire, le prêteur étranger a exigé à ce que, en cas de non respect de ce programme de remboursement, tous les matériels et autres outillages de Henico Sa soient mis en nantissement.

Contrat de nantissement
Ce qui fut chose faite à la date du 15 avril 2005 où Fetison Rakoto Andrianirina a signé le contrat de nantissement dont il s’agit. Contrat qui stipule que ce dernier déclare affecter et constituer en nantissement de premier rang spécialement au profit du prêteur étranger, qui accepte, les matériels et outillages en question. Et contrat qui édicte que ces biens nantis garantissent le remboursement des 685 000 Euros et, en outre, celui des intérêts conventionnels calculés sur ladite somme.

Or, le 13 octobre 2006, une partie de ces biens nantis a été saisie par un Huissier pour être mise en vente aux enchères publiques au profit de Maerks Logistics Madagascar, une autre Société dont le contrat n’a également pas été honoré par le même Fetison Rakoto Andrianirina.
Néanmoins, ce dernier devra, au moment voulu, exposer à la vue du prêteur étranger le restant de ces matériels nantis, étant donné qu’il a été désigné, par le contrat de nantissement dont il s’agit, gardien de ceux – ci et, de surcroît, il lui est exigé d’entretenir en bon état les mêmes matériels et outillages nantis, de façon à conserver au gage leur valeur intégrale.

Arguments fallacieux
Outre à tout ceci, le même Fetison Rakoto Andrianirina a également contracté une autre avance de fonds auprès du même prêteur étranger, pour la somme en principal de 305 000 Euros, soit la bagatelle somme de 4 270 000 000 Fmg au cours actuel. Ce prêt a été consenti par le ressortissant étranger au profit d’une autre Société appartenant à Fetison Rakoto Andrianirina, Senodi Sarl.

Et la durée du remboursement a été fixée à une année, soit à douze mois à partir du 24 mars 2003, date de la signature du contrat afférent. Et, toujours à titre de garantie de ce programme de remboursement, Fetison Rakoto Andrianirina a consenti à ce que des clauses dudit contrat d’avance de fonds disposent de l’affectation en nantissement, en faveur du prêteur étranger, des éléments du fonds de commerce d’une unité de boulangerie sise à Amboditsiry lui appartenant. Bien évidemment, huit ans plus tard, ce programme de remboursement n’a pas été entièrement honoré. Pis, le prêteur étranger n’est pas en mesure de savoir si cette unité de boulangerie d’Amboditsiry existe encore ou non. D’autant plus que, dans les échanges de missives entre les deux parties dans le cadre des relances de paiement de cette dette, Fetison Rakoto Andrianirina n’a cessé d’aligner des arguments plutôt fallacieux dans l’espoir de se dérober à ses obligations.

Inévitables poursuites pénales
En somme, à ce jour, ce sinistre personnage, se gargarisant d’être le chef de la mouvance Ravalomanana, doit encore à ce prêteur étranger la somme de 990 000 Euros, soit 13 860 000 000 Fmg. 
Et rien n’indique qu’il va se pencher, d’ici peu, sur ce problème pour désintéresser son créancier. En tout cas, comme toutes les démarches à l’amiable ont déjà été épuisées durant ces 7 à 8 années, sans que Fetison Rakoto Andrianirina ait donné le moindre signe de vouloir procéder au paiement de ses dettes, même d’un Euro, le prêteur étranger va incessamment saisir le Tribunal de commerce d’Antananarivo pour avoir sanction de ses droits.
Reste à savoir si Fetison Rakoto Andrianirina va être en mesure de présenter, en bon état comme l’exige le contrat de nantissement, les matériels et outillages de Henico Sa ainsi que le fonds de commerce de l’unité de boulangerie d’Amboditsiry.

Quoi qu’il en soit, comme il ne pourra nullement payer en numéraires ces deux programmes de remboursement, Fetison Rakoto Andrianirina devra se plier aux termes de ces deux contrats de nantissement. Sans quoi, il va s’exposer à d’inévitables poursuites pénales attenantes à des détournements de matériels et outillages régulièrement nantis. Avec, au bout de la procédure judiciaire afférente, un risque de condamnation à des peines d’emprisonnement.
Et dire que ce genre de personnage veut, par tous les moyens, faire partie du gotha de hauts dirigeants des 20 millions de Malgaches…

Recueillis par R. Christian Frédéric



08/03/2011
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