INFO PREMIER

FEUILLE DE ROUTE Plus d’une centaine de partis sont partants

Plus d’une centaine de chefs politiques et de représentants de différentes formations toutes tendances confondues ont répondu à l’appel de Leonardo Simao en vue de procéder au paraphe de la feuille de route pour la sortie de crise à Madagascar.


Au vu de l’engouement manifesté hier par les sympathisants de la feuille de route proposée par les médiateurs de la Sadc, on peut avancer que la sortie de crise n’est plus loin. Plus d’une centaine de chefs politiques et de représentants de différentes formations toutes tendances confondues ont répondu à l’appel de Leonardo Simao en vue de procéder au paraphe de cette feuille de route qui a eu lieu hier au Centre de conférences internationales d’Ivato (CCI).
Avec le paraphe, hier, de sa proposition de feuille de route pour la sortie de crise à Madagascar, le chef de l’équipe de médiation de la Sadc, Leonardo Simao, peut s’estimer avoir accompli une grande partie de sa mission. C’est ce qu’il a d’ailleurs laissé entendre dans son allocution de clôture de la cérémonie qui, outre la présence massive des chefs politiques et des représentants de différentes formations, a vu la présence des représentants de la communauté internationale résidant et travaillant à Madagascar.

Leonardo Simao n’est pas allé par quatre chemins pour faire part de ses impressions concernant cette feuille de route : « … Nous estimons avoir franchi une étape importante aujourd’hui par le paraphe de cette feuille de route à l’issue de négociations parfois difficiles. Ce document constitue maintenant une base commune sur laquelle il a appartient à la classe politique malgache de constituer un gouvernement transitionnel et inclusif qui aura pour but d’abord et avant tout de préparer le pays à des élections crédibles, libres et transparentes. Ce n’est qu’à l’issue de ces élections que nous pourrons considérer le retour de Madagascar à l’ordre constitutionnel. Il reste donc beaucoup à faire dans le court et moyen terme… ».
En fait, ce représentant des médiateurs a saisi l’occasion pour évoquer les principales orientations de sa proposition. Une proposition qui, faut-il encore le rappeler, sera soumise aux différentes instances internationales dont l’Union africaine (Ua) et le Groupe international de contact (Gic) qui comprend les représentants de la Sadc, de l’Ua, des Nations unies, de l’OIF et de la COI.

Élargissement de la participation

Dans le court terme, la classe politique est invitée à participer aux consultations qui devraient aboutir au choix du premier ministre de consensus et à la restructuration des institutions de la Transition. A ce sujet, il a indiqué : « Nous lançons un appel aux politiciens pour mettre en avant les intérêts de la nation malgache. Je souhaite aussi rappeler que le mandat qu’ils recevront au sein de ce gouvernement de transition n’est que provisoire car il appartiendra au peuple d’octroyer le mandat légitime par la voix des urnes.
« Nous souhaitons que cette transition permette la mise en place des institutions fondamentales pour la traduction pratique des objectifs préconisés dans la feuille de route, tels que la refonte de la Ceni, du Parlement de la Transition, la création du Conseil de la réconciliation malgache. Ces institutions vont élargir l’espace de participation démocratique des forces politiques et des citoyens dans le processus permanent de recherche de solutions. En particulier, l’adoption des lois nécessaires pour le bon déroulement des élections est une tâche primordiale de la Transition… ».
Leonardo Simao n’a pas manqué de s’adresser aussi à la communauté internationale pour qu’elle soutienne le processus. Et d’ajouter : « Nous osons souhaiter que les institutions à configurer durant cette Transition puissent constituer un premier pas dans l’élaboration des solutions pour combattre le phénomène cyclique des crises post électorales à Madagascar… »

Appel aux indécis

Mais le point d’orgue de cette intervention de Simao aura porté sur son appel à tous les indécis ou réticents par rapport à cette feuille de route. Cet appel est largement éloquent : « Nous souhaitons vivement que les forces politiques qui hésitent encore à rejoindre le processus en marche reconsidèrent leur position. Je tiens à leur rappeler que rien n’est parfait en politique ; le sens de tolérance mutuelle et de compromis, tenant en compte les intérêts du peuple, demeurent toujours des règles fondamentales pour guider l’action des politiques dans la société… »
A ce sujet, il importe de signaler la présence à cette cérémonie des représentants de la mouvance Ravalomanana et de l’ « Union pour l’avenir de Madagascar » (Uamad) de l’ancien premier ministre Roindefo Monja. Une précision doit cependant être apportée en ce qui concerne ce représentant de l’Uamad. Le cabinet de Roindefo Monja annonce que l’Uamad n’a jamais mandaté qui que ce soit pour signer ou parapher la feuille de route en son nom. « Nous considérons ces gens comme des usurpateurs », a souligné un membre de ce cabinet de l’ancien premier ministre.

Miadana Andriamaro



10/03/2011
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