INFO PREMIER

Gel des avoirs ? de la famille Ravalomanana

Marc Ravalomanana - Plus de 600 millions de Dollars détournés
Patron de plusieurs sociétés avant de se lancer dans la politique, Marc Ravalomanana a pu agrandir son empire financier durant ses 7 années de règne sans partage.
 

A la domination politique, le clan Ravalomanana va ajouter l'enrichissement sans limites. L'ancien Chef d'Etat aurait détourné plus de 600 millions de Dollars de l'argent public qu'il aurait probablement placés dans des paradis fiscaux ou bien investis dans des sociétés basées à l'extérieur du pays. Une procédure de gel des avoirs de la famille Ravalomanana sera très bientôt enclenchée.
L'étau se resserre autour de l'ancien Président de la République Marc Ravalomanana. Après sa condamnation à perpétuité sur l'affaire de la tuerie d'Ambohitsorohitra, il serait de nouveau traduit devant la Justice pour détournement de fonds publics.

A en croire la déclaration de l'actuel Président de la Haute autorité de la Transition, Andry Rajoelina, lors de son intervention à la Réunion des leaders politiques au Centre de conférences internationales d'Ivato, mercredi dernier, l'ancien locataire d'Ambohitsorohitra « a détourné plus de 600 millions de Dollars de l'argent public ».
Et M. Rajoelina de préciser que ces infractions sont déjà prouvées. Une manière de dire que d'autres opérations de malversation ne sont pas encore établies. En tout cas, le numéro Un de la Transition a annoncé que la Présidence et le ministère du Budget et des Finances viennent d'embaucher un cabinet spécialisé dans ce type d'affaires. Ce cabinet, probablement étranger, aura la charge de mettre à jour les malversations telles que le blanchiment ou le recel d'abus de biens sociaux ou carrément des détournements de deniers publics. A l'époque de M. Ravalomanana, les finances publiques et privées étaient intimement liées.

Gel des avoirs ?

Dans la foulée, le Président de la Hat n'a pas caché son intention d'enclencher les procédures de gel des avoirs de la famille Ravalomanana. Ce gel vise non seulement les avoirs de l'ex - Homme fort de Madagascar, mais aussi ceux de ses proches. L'opération de contrôle de ses avoirs débutera dans les prochains jours, selon des sources indiscrètes.
Des sources non officielles ont également avancé que les biens de Marc Ravalomanana sont évalués à près d'un milliard de Dollars dont seule une infime partie est à Madagascar. D'où, une demande de gel des avoirs à l'extérieur qui sera également lancée. Mais, selon les spécialistes, la procédure semble très complexe. Car, pour enclencher une telle action, il faut l'aval des autorités politiques.

En revanche, pour la saisie des biens, on a besoin d'une décision judiciaire. Une manière de dire que la tâche du Gouvernement malgache sera rude. Trouver les informations nécessaires pour déterminer le caractère licite et illicite du patrimoine de Ravalomanana semble très délicat, mais non impossible !
D'après toujours des informations non officielles, l'ancien Chef de l'Etat a investi en Afrique du Sud dans la filière chocolat. Il aurait également des biens immobiliers en Allemagne, aux Etats - Unis, en Suède, sans compter ses actions dans diverses sociétés de distributions et des industries agroalimentaires en Europe… Bref, la fortune personnelle de la famille Ravalomanana est colossale, mais difficile à évaluer.
 
Vers une extradition !

Depuis sa chute, le 17 mars 2009, Marc Ravalomanana a choisi de s'exiler en Afrique du Sud. Jusqu'à maintenant, personne ne connait son statut. Le Président déchu est - il un réfugié politique ? Ou bien il réside au pays de Nelson Mandela avec un simple visa long séjour ? Raison pour laquelle, le régime actuel envisage de formuler « une demande d'explication » auprès du Gouvernement sud - africain pour connaître le vrai statut de l'ancien locataire d'Ambohitsorohitra. 
S'il bénéficie du statut d'un réfugié politique, M. Ravalomanana devrait respecter le droit de réserve, devait indiquer un diplomate étranger résidant à Madagascar.
Ainsi, un réfugié politique n'a pas le droit de faire des déclarations politiques visant à déstabiliser son pays d'origine.
Or, M. Ravalomanana n'a eu de cesse d'organiser des conférences de presse ou des interviews rameutant ses partisans à renverser le régime de Transition dirigé par Andry Rajoelina. En face, le Gouvernement sud - africain a brillé par un mutisme total. On dirait que les autorités locales sont des complices. Faut - il rappeler que l'ancien Président Didier Ratsiraka a reçu la mise en garde des Autorités françaises quand il avait commencé à critiquer le régime Ravalomanana.

Par ailleurs, le Président de la Hat n'a pas également caché son intention de formuler une demande d'extradition du Pdg du Groupe Tiko. On s'achemine vers l'annulation du Notam interdisant l'embarquement de Marc Ravalomanana dans l'avion à destination de la Grande Ile.
Comme ses homologues tunisien (Ben Ali) et égyptien (Hosni Moubarak), Marc Ravalomanana risque de payer ses dettes vis – à - vis des contribuables.

T. Maharavo



06/03/2011
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