INFO PREMIER

Gouvernement Changement ou continuité ?

Les discussions s'intensifient pour la formation du nouveau gouvernement. Rien ne semble encore acquis entre l'ouverture ou la continuité.


La course pour intégrer le gouvernement est engagée après la proclamation des résultats du référendum constitutionnel du 17 novembre. « Des CV commencent à arriver. On va les examiner », a soutenu le Premier ministre, Camille Vital, en marge de la cérémonie de proclamation des résultats de la consultation populaire à la Haute cour constitutionnelle (HCC), hier à Ambohidahy.

Le chef de gouvernement évoque le processus en cours, pour la formation du gouvernement selon la Constitution, après la consultation populaire. « On va examiner les caractéristiques (des CV) », soutient-il. « Il faut appliquer les résolutions de la conférence nationale », ajoute-t-il.

L'officier général donne l'impression que sa reconduction à la tête du gouvernement passera comme une lettre à la poste. Or, d'autres sources tentent de tempérer un tel scénario. « Pour l'instant, rien n'est sûr concernant les membres du gouvernement reconduits ou évincés, encore moins ceux qui vont intégrer le gouvernement », confie un responsable de formation politique membre de l'Union des démocrates et des républicains pour le changement (UDR-C).

Selon une autre source, les tractations sont déjà engagées. En principe, l'accord politique du mois d'août devrait être le fil conducteur du processus. Il s'agit de la latitude accordée aux partis pour proposer les membres du gouvernement et Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de la transition de les désigner. « Des nouvelles donnes apparaissent », souffle un dirigeant de parti au sein du Congrès sans les dévoiler. Et rien ne semble encore acquis.

Le cas du général Camille Vital ne semble pas échapper à cette règle. L'actuel locataire de Mahazoarivo est soutenu par l'UDR-C comme l'avait suggéré la plate-forme, avant même la conférence nationale. Mais il doit encore convaincre d'autres entités. Les prétendants au portefeuille de ministres doivent également s'en remettre aux partis intégrant le Parlement pour figurer dans la liste à suggérer au président de la Transition.

Discrétion

Mais les dirigeants de partis préfèrent encore jouer la discrétion. « À ma connaissance, la mise en place du gouvernement se fera après l'installation officielle de la IVe République. J'ignore encore les tractations en cours », esquive Benjamina Ramanantsoa, membre du Congrès et une des têtes pensantes du Malagasy tonga saina (MTS). « Je sais que certains partis se sont déjà positionnés par rapport à ce dossier mais l'Espace de concertation politique ne l'a pas encore fait », poursuit-il pour mieux noyer le poisson.

Cela n'empêche pas les groupes politiques au sein du Congrès et du Conseil supérieur de la transition (CST) de multiplier les réunions pour fourbir leurs armes.

Benja Urbain Andriantsizahena, vice-président du Congrès et secrétaire général adjoint de l'UDR-C confirme indirectement la poursuite de l'offensive à l'endroit des mouvances encore en dehors du système. « Le président Andry Rajoelina avait déjà lancé un appel aux gens de bonne volonté de servir le pays. Je pense qu'un tel appel reste d'actualité », confie-t-il, laissant entendre la possibilité de l'entrée dans le gouvernement des éléments des trois anciens Présidents.

Iloniaina Alain


07/12/2010
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 4 autres membres