INFO PREMIER

Iharizaka Rahaingoson : Enquête de l'IGE et du Bianco sur le ministre démissionnaire



« Depuis le mercredi 18 août 2010, le ministère des Télécommunications, des Postes et des Nouvelles Technologies et sa personne font l'objet d'un contrôle administratif et financier par l'Inspection Générale de l'Etat » (IGE).

C'est en substance, la teneur du communiqué transmis à la rédaction hier. « Sa personne » désigne évidemment Iharizaka Rahaingoson qui, selon le même communiqué, « fait également l'objet d'une enquête auprès du Bianco à partir de ce jour, jeudi 19 août 2010, concernant l'affaire Madamobil ».

Ordre de mission. Joint au téléphone, le Bianco n'a voulu infirmer ni confirmer l'existence de l'enquête. L'intéressé d'attester par contre que « l'IGE et le Bianco étaient effectivement venus avec un ordre de mission signé par le Secrétaire général de la Présidence de la HAT, Haja Resampa ».

Le jeune ministre démissionnaire ne s'alarme pas pour autant. « Au contraire, pareille enquête me réjouit car je n'ai rien à cacher », déclare-t-il. En faisant savoir au passage qu'il a même demandé à l'IGE et au Bianco d'étendre son contrôle depuis janvier 2009 jusqu'à août 2010. « Ils m'ont répondu que l'enquête porte exclusivement sur l'affaire Madamobil », rapporte Iharizaka Rahaingoson qui a déjà préparé avec son staff tous les dossiers de son ex-ministère.

Transparence. Une partie des dossiers a été remise hier aux enquêteurs et le reste le sera aujourd'hui. « Il s'agit de tous les dossiers concernant Madamobil », explique Iharizaka Rahaingoson qui entend même y joindre la lettre qu'il avait envoyée au président de la HAT et demandant à ce dernier de prendre une décision. « Je suis pour la transparence  », souligne l'ancien ministre des Télécommunications qui « se met à la totale disposition de l'IGE et du Bianco ». A son corps défendant de faire des commentaires sur cette enquête. « Je laisse aux uns et aux autres, le soin de l'interpréter et d'en saisir la signification », lâche-t-il. Tout simplement.

Enjeu financier. En tout cas, l'opinion en général et bon nombre d'observateurs en particulier voient, à tort ou à raison, à travers cette enquête, une mesure de représailles ou de rétorsion – c'est du pareil au même – contre Iharizaka Rahaingoson qui a osé démissionner, quand bien même il ne serait pas le premier à rendre son tablier puisqu'il y a eu un précédent avec Ny Hasina Andriamanjato. Ce qui amène certains à dire qu'il s'agit moins d'une affaire politique que d'un grand enjeu économico-financier.

Grands dossiers.
En ce qui concerne l'enquête menée par l'IGE et le Bianco, l'homme de la rue se demande pourquoi on ne fait pas preuve d'autant de célérité dans les autres grands dossiers en instance comme le trafic de bois de rose qui, outre  le côté financier, met en péril l'environnement.


L'administré lambda s'interroge également pourquoi on n'a pas diligenté des enquêtes contre ces ministrés limogés (et non démissionnaires pour leur cas) qui avaient octroyé indûment des licences ou des autorisations à des sociétés.

Et ce, au nom de la bonne gouvernance et de l'Etat de droit clamés et réclamés sur la Place du 13 mai où l'on avait également dénoncé cette pratique consistant à monter des dossiers contre ceux qui gênent ou qu'on veut jeter en prison. Les Voninahitsy et autres ex-prisonniers politiques en savent quelque chose.

Recueillis par R. O et Navalona R.


21/08/2010
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