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La Réunion, joyau naturel, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco

La Cité d'Albi et l'île de la Réunion viennent, avec d'autres, d'être classés au patrimoine mondial de l'humanité. Ce sont les 34e et 35e sites français à recevoir cette distinction.


Le classement d'un site sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco constitue un atout majeur pour le développement touristique et donc économique. L'organisme Ile de la Réunion Tourisme (IRT) espère que le classement du Parc national de l'île, décidé ce lundi, apportera à l'île 10% de fréquentation touristique en plus d'ici à un an. L'île qui, suite à l'épidémie de chikungunya en 2005, a perdu un nombre important de touristes, vise 600.000 touristes par an d'ici à 2015, notamment en provenance d'Asie.

Ce qui implique de nombreux changements en termes de structures hôtelières ou encore d'aménagement des sites. Il est en effet nécessaire d'adopter une stratégie d'accueil pour concilier à la fois le tourisme de masse et la préservation des biens naturels.

La Cité épiscopale d'Albi espérait, quant à elle, la décision du Comité du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture depuis quatorze ans. La «ville rouge» s'attend à une nette augmentation touristique au cours des prochaines années, qui pourrait lui permettre d'atteindre le million de visiteurs. La municipalité a déjà réalisé de nombreux travaux pour mettre en valeur son patrimoine. Le musée Toulouse Lautrec a ainsi été rénové et le stationnement autour de la cathédrale Sainte-Cécile a été réorganisé.

Sa voisine, la Cité de Carcassonne, classée au patrimoine mondial depuis 1997, reçoit 3 à 4 millions de visiteurs par an. Le «label» Unesco ayant fortement stimulé le tourisme. L'aéroport et la présence de la «low cost» Ryanair ont accru les offres pour les touristes venant d'Angleterre, d'Irlande et de Belgique.

Si l'inscription d'un site au patrimoine mondial développe son attractivité touristique, elle entraîne aussi d'importantes obligations en matière d'urbanisme qui, si elles ne sont pas respectées, peuvent conduire l'Unesco à retirer un site de sa liste. La contrainte de développer des infrastructures dans et autour de ces sites pouvant être incompatible avec la valeur universelle exceptionnelle des sites.

Les pitons, cirques et remparts de l''île de la Réunion ont été inscrits dimanche sur la liste du patrimoine mondial par l'Unesco.

Le périmètre retenu correspond à celui du parc national de la Réunion, créé en 2007, qui couvre environ 40% de la surface de cette île tropicale et volcanique, où le piton de la Fournaise entre régulièrement en éruption.

"L'Unesco reconnaît que l'ensemble des pitons, cirques et remparts créent un paysage spectaculaire et contribuent significativement à la conservation de la biodiversité terrestre", indique la Parc national de la Réunion dans un communiqué.

Apparue à la surface de l'océan Indien il y a seulement trois millions d'années, la Réunion est constituée de deux massifs volcaniques d'âge différent.

L'île est un véritable "livre ouvert sur l'histoire de la Terre", selon le dossier présenté lors de la 34e session du Comité du patrimoine mondial, qui se tient depuis le 25 juillet au Brésil, sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco).

Malgré ses dimensions réduites (2 500 km2), la Réunion culmine à 3 070 mètres, au piton des Neiges. Son relief profondément érodé offre des panoramas vertigineux où des remparts de plusieurs centaines de mètres de hauteur sont les lignes directrices des paysages.

Même si les milieux naturels ont été bouleversés par l'arrivée de l'homme, il y a près de quatre cents ans, plus d'un tiers de la surface de l'île a conservé ses caractéristiques originelles. La Réunion abrite ainsi 230 espèces végétales uniques au monde.
La Réunion est le trente-cinquième site français inscrit au patrimoine mondial, et le quatrième site naturel après le golfe de Porto, en Corse, le Mont-Perdu, dans les Pyrénées et les lagons de Nouvelle-Calédonie.

Samedi, l'Unesco a également inscrit la cité épiscopale d'Albi (Tarn) sur la liste des biens culturels.



03/08/2010
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