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Le Syndicat des administrateurs civils revendique une place au soleil

Le Syndicat des administrateurs civils revendique une place au soleil au niveau de l'administration.

Une ouverture, mais pas seulement au niveau de la politique. Le Syndicat des administrateurs civils (Synad) se positionne après le principe d'ouverture annoncé par Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de la transition.
« Nous réclamons l'application des résolutions de la conférence nationale. L'une d'entre elles concerne la désignation des administrateurs civils au poste des chefs de région, jusqu'aux élections », a soutenu Thierry Rakotonarivo, président du Synad, hier au cours de la présentation des vœux du corps à Anosy.

Thierry Rakotonarivo profite de la cérémonie de présentation des vœux de son corps pour exprimer son point de vue. Pour ce faire, il s'en tient aux appels lancés par Andry Rajoelina. « Par deux fois, il a évoqué le principe d'ouverture et la contribution des gens de bonne volonté, d'où notre offre de service », avance-t-il.

Cadre de conception

Le président du Synad tente de valoriser son corps, tout en pointant du doigt la faiblesse de l'administration. « Nous sommes l'homme qu'il faut à la place qu'il faut. Nous avons obtenu une formation sur l'administration pouvant nous permettre d'assumer la responsabilité de la continuité de l'État. Or, nous constatons une sous-administration », regrette-t-il.
Outre les résolutions de la conférence nationale, le Synad évoque également d'autres pistes, aussi bien au niveau des régions que dans les provinces, ainsi que dans l'administration des ministères. « Selon le texte en vigueur, nous faisons partie du cadre de conception, et non celui de l'exécution », rappelle-t-il, tout en refusant l'étiquette d'opportuniste derrière la démarche.

Noëlson William, ministre de la Fonction publique, du travail et des lois sociales, présent lors de la cérémonie d'ouverture, a promis une réaction de l'Exécutif. « Il y aura des réunions. Les administrateurs civils seront placés, mais il faudra une organisation pour cela », indique-t-il. Le membre du gouvernement avertit quand même les administrateurs civils, concernant les postes politiques. « Il existe un côté politique qu'il faut tenir en compte pour ceux-ci », tempère-t-il.

Au-delà des arguments techniques avancés, la démarche du Synad remet sur le tapis la question de l'application des résolutions de la conférence nationale du 13 au 18 septembre 2010. L'une des résolutions du rendez-vous avait été le remplacement de tous les chefs de région et tous les maires jusqu'aux élections, ce qui n'est pas encore le cas. Pour les maires, le sujet est de nouveau d'actualité après le report des communales.
 
Les administrateurs civils se sont mis en grève pour réclamer la désignation d'un ministre issu de leur rang à la tête du département de l'Intérieur, il y a un an. Ils avaient eu gain de cause après la nomination de Jean dans le gouvernement Vital II. Cette fois-ci, ils reviennent à la charge pour que le gouvernement examine leur cas.

Iloniaina Alain



18/01/2011
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