INFO PREMIER

Les seigneurs du moyen âge.. au dessus des lois Malagasy.

L'affaire Philippe Verdon, malgré la décision de l'actuel Gouvernement d'expulser ce personnage pas comme les autres dont l'application s'est faite dans la soirée de mardi dernier, continue de faire couler beaucoup d'encre et contre les efforts de Jean Brunel Razafindrahofa de mouiller son patron, Organès Rakotomihantarizaka, pour sauver sa peau,  a pris la décision de limoger ce dernier.

Après moi le déluge… c'est ce qui a résumé l'attitude du Commissaire Jean Brunel Razafindrahofa, responsable de la Police de l'air et de la frontière quand il a déclaré qu'il n'avait autorisé l'entrée sur le territoire national de Philippe Verdon qu'une seule fois seulement sur les 5 entrées illégales de ce ressortissant français, le 19 octobre dernier, et encore sous l'ordre formel de son « patron » qui est le ministre de la Sécurité intérieure, Organès Rakotomihantarizaka.

Admettons que « cet ordre du patron » existe réellement, cet alibi ne peut pas effacer la violation de la loi commise par ce responsable de la Paf. Comme un enfant pris en flagrant délit, ce dernier déclare que « ma faute n'est pas ma faute mais celle d'un autre ».

Ainsi, devant la presse hier, le ministre de la Sécurité intérieure a déclaré que « le Commissaire Jean Brunel Razafindrahofa sera démis de ses fonctions de responsable au sein de la Paf et sera remplacé par le Commissaire Hassan Soufiane, qui assurera l'intérim.
Des mesures disciplinaires seront donc prises à l'encontre de ce dernier ». Et de continuer, « sur son affirmation véhiculée par certains quotidiens de la Capitale, selon laquelle j'ai donné l'ordre de faire entrer un mercenaire pour déstabiliser le régime en place dont je fais partie de l'équipe, je peux dire que ce n'est qu'une affabulation ».
Ainsi, « je comprends un peu son agissement et cela a un rapport avec son appartenance avec l'ancienne équipe du précédent ministre de la Sécurité intérieure », a continué le ministre.

Quid des autres responsables ?

Le ministre a tenu à souligner : « je n'ai aucune relation particulière avec ce Philippe Verdon que je n'ai même pas connu. Et je n'ai été au courant de son dossier que tardivement et ceci venant de la Présidence de la Transition. Par ailleurs, je n'ai jamais donné l'ordre d'annuler l'interdiction d'entrée du territoire national de Philippe Verdon ».

Mais cette décision n'a fait qu'inciter la curiosité de la majorité des simples citoyens, vu le fait que le 26 février 2008, date à partir de laquelle Philippe Verdon est frappé d'interdiction d'entrée sur le territoire national, 5 entrées illégales ont été enregistrées pour le compte de ce dernier. Si le Commissaire Jean Brunel Razafindrahofa n'est coupable que d'un seul franchissement illégal, quid du sort des 4 responsables des 4 autres entrées ? Par ailleurs, personne n'est en mesure de garantir que le départ d'un seul responsable pourrait mettre fin à toutes formes de corruption ayant gangréné la Paf.

Pourtant de l'avis du ministre Organès Rakotomihantarizaka, « on ne va quand même pas suspendre l'ensemble du personnel, il appartient au futur responsable de la Paf de faire de son équipe, une des plus performantes ».
Le ministre de la Sécurité intérieure a insisté sur le fait que « je ne suis pas un élément indigne de confiance au sein du régime de Transition ». Quoi qu'il en soit, « cet incident n'a pas pu atteindre ma fidélité envers le pouvoir actuel », a – t – il conclu.

Corinne R.


28/10/2010
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