INFO PREMIER

Litige foncier à Mantasoa: La récidive de Rabetsitonta

De nouveau, Tovonanahary Rabetsitonta s'engage dans un litige foncier pas comme les précédents. Voici le récit des faits pour mieux s'en rendre compte. Fetra Ramamonjy a engagé une demande d'attribution d'un terrain domanial sis à Mantasoa depuis 1999.


Et ce, pour le compte d'un projet dénommé « Nosy maintso ravaka » et qui regroupe quelques personnalités de la presse locale. Une demande portant le numéro 385/57 du 25 avril 1999 ayant, à l'époque, été déposée auprès du Service des Domaines de Manjakandriana.
Ayant épuisé les différentes procédures requises, M. Ramamonjy et consorts attendent, à l'heure actuelle, la délivrance d'un titre provisoire, selon les employés dudit Service des Domaines. Encore que cette demande ne pouvait être recevable si l'Etat n'avait pas préalablement affecté au concerné ledit terrain. Et pour rendre plus crédible son récit, que l'intéréssé a bien voulu nous présenter deux documents.
Une lettre de désaffectation en date du 4 octobre 2001 et un plan sur lequel figurent les noms des bénéficiaires visés  par les Services des Domaines, confirmant que cette affectation lui avait bel et bien été remise.

Or le fait est que ce site superbement exposé a toujours fait l'objet de convoitise de différentes  personnalités (malgaches et étrangères), dont un ancien dirigeant du pays qui, en dernier ressort, a voulu faire respecter la continuité de l'Etat ainsi que l'orthodoxie administrative.
Et c'est toujours le cas jusqu'à maintenant, notamment avec l'insistance de Tovonanahary Rabetsitonta, une figure à ne plus présenter sur la scène politique locale, à vouloir s'approprier par tous les moyens possibles ce terrain.
Lui prétend alors en être propriétaire en apposant un écriteau bleu que nous avons pu voir en nous rendant sur les lieux. Un écriteau indiquant donc que le terrain a déjà trouvé un acquéreur, et qu'une autorisation de défricher délivrée par les autorités locales existe en faveur du politicien, selon les explications émanant des employés des que nous avons pu rencontrer sur place. A noter que le défrichement des bassins versants pendant la saison de pluies n'étant, en aucun cas, recommandable.

Ainsi, depuis deux mois, afin d'assouvir ce désir effréné, le célèbre politicien qu'est Tovonanahary Rabetsitonta d'envoyer quelques-uns de ses employés sur les lieux. Sans doute dans l'espoir d'y chasser son rival d'occupant du terrain en défrichant ce dernier, en y faisant des trous, et en y construisant un chalet en dur. Après vérifications menées auprès des différents services de l'Etat concernés ainsi qu'auprès des communes de Mantasoa et de Manjakandriana, il s'est avéré que l'actuel agissement de sieur Rabetsitonta est tout simplement qualifié « d'occupation illicite » (lettre officielle en date du 5 janvier dernier), et qu'il est demandé aux différents services communaux et étatiques de prendre les mesures nécessaires pour arrêter les manœuvres de ce genre.

Il importe ici de révéler que d'après les dires de l'un des employés du politicien sous couvert de l'anonymat, il a fait les frais après l'avoir informé de l'existence d'un document l'interdisant d'exploiter le terrain se trouve actuellement entre les mains de Fetra Ramamonjy.
A vrai dire, M. Rabetsitonta soupçonne son employé d'être de mèche avec Ramamonjy.  Et dans ses colères, il (Rabetsitonta) n'a pas pu s'empêcher de menacer l'employé avec une arme à feu après l'avoir « tabassé ». Une scène déplorable dont tout Mantasoa est au courant.
Est-ce un geste fait pour impressionner l'adversaire ? Car Rabetsitonta a également fait dire à ses hommes qu'un certain A., un proche collaborateur du président de la HAT se charge actuellement de ce dossier brûlant. Or, les Services des Domaines de Manjakandriana ont déjà fait savoir que la demande d'acquisition de M. Rabetsitonta n'était plus du tout recevable.
Primo, une demande d'attribution avait déjà été engagée depuis une dizaine d'années ; deuxio, le sieur Rabetsitonta ne figure pas parmi les bénéficiaires d'une désaffectation par l'Etat ; et tertio, toute demande de terrain domanial est suspendue durant cette période transitoire.
Ainsi, l'acquisition ne pourra se faire qu'en enfreignant les textes en vigueur, soit par le trafic d'influence, soit par la corruption, soit par le non respect de la continuité de l'Etat.
 
Tout ceci pour dire qu'un comportement aussi honteux rend peu crédibles  nos politiques qui au lieu de défendre les citoyens, tentent de les « casser ».

De telles pratiques ne devraient plus être vécues au moment où le pays s'engage dans un assainissement de l'administration, gage de la bonne gouvernance.
 
A.D.


22/01/2011
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