INFO PREMIER

Lutte contre les trafics: Sanctionnez l’Administration

Andry Rajoelina se déclare intraitable contre le trafic de bois de rose. Sa déclaration de Brickaville fait suite aux tentatives d’exportation illicite en ce bois précieux et les débats engagés par des parlementaires après l’arrestation d’un des leurs impliqué. Sur cette affaire, la HCC a statué en excluant l’immunité du membre du Congrès de la Transition (CT).

Ni ce dernier ni le Conseil Supérieur de la Transition (CST) n’a d’ailleurs voulu contester la décision de la HCC. Même si certains des membres de ces institutions pensent qu’ils ne pouvaient rien espérer devant la prééminence de la HAT grâce à laquelle ils ont pu recouvrer la liberté.
En toute cas, la HCC a tranché et Andry Rajoelina a décidé de ne pas transiger sur le bois de rose et partant tous les trafics qui ne datent certes pas de la transition mais prennent de l’ampleur au point de discréditer son régime.
Qu’il postule ou non à la Magistrature suprême, le président de la HAT devrait donc concrétiser son engagement. Car les trafics et autres malversations, il y en a dans ce pays. Aucune statistique n’a encore été publiée à ce sujet mais Madagascar figure sans doute parmi les premiers pays au monde où le trafic est roi. L’immensité de l’île qui ne dispose pratiquement d’aucun moyen de surveillance serait la première explication. La seconde et la plus désolante est la faiblesse de l’administration qui serait synonyme de corruption généralisée. Le classement de Transparency International qui classe notre pays parmi les pays les plus corrompus de la planète, en témoigne malheureusement.

L’engagement de M. Rajoelina devrait se matérialiser par l’assainissement de l’Administration qui se peut bien se faire par des actions très concrètes. Quand un conteneur de bois de rose est par exemple exporté, qu’on sanctionne d’abord le douanier qui a signé le document d’autorisation de l’exportation. Quand on découvre qu’une cargaison de sucre ou d’une autre denrée entre au pays sans payer les droits afférents, qu’on emprisonne le contrôleur qui a validé la marchandise.
Quand un titre foncier est frauduleusement transmis à un tiers, qu’on saisisse d’abord celui qui a légalisé la transaction au niveau de l’Administration.
Les exemples sont multiples. Dans tous les secteurs. La constance est que rien dans ce pays ne peut se faire sans les fonctionnaires. Ils se font corrompre, dit-on. La pratique le dit. Et des agents mêmes de l’Administration reconnaissent vivre la réalité. Que faut-il donc attendre de nos dirigeants ?
La question se pose à Andry Rajoelina qui est le chef de l’Administration, celle-là même qui règle la vie publique. Il doit sanctionner les fonctionnaires fautifs.

Sa


20/07/2011
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