INFO PREMIER

MADAGASCAR: Bavure militaire - Deux personnes tuées

Les hommes en treillis ont de nouveau tiré sur une foule sans arme. Une personne est tombée sous les balles d'un militaire et deux autres ont été grièvement blessées à Ambatomainty - Nord, dans le District de Fenoarivobe.
La population a riposté en tuant également le Caporal de l'Armée. Un groupe de militaires, sous le commandement d'un Sergent, sème la terreur dans cette Région et extorque de l'argent. La population vit actuellement dans la peur.

Un incident malheureux s'est produit à Ambatomainty - Nord, Commune rurale d'Ambohitromby, District de Fenoarivobe, dans la Région Bongolava, le 8 mars dernier. Un homme âgé d'une trentaine d'années a pris la fuite après avoir blessé son adversaire. Le Fokonolona, présent sur le lieu, a engagé une course - poursuite. L'agresseur a été arrêté non loin du village.
Il a été emmené, de force, par le Fokonolona pour un arrangement à l'amiable. Mais, en arrivant à proximité du village d'Ambatomainty - Nord, un militaire affecté au détachement autonome de sécurité, ou Das, d'Andranomavo, dénommé Fidelis, n'a pas hésité à utiliser son arme. Visiblement, emporté par l'alcool, cet homme en uniforme a tiré sur la foule, sans sommation. Bilan : un dénommé Tsirahona a été tué sur le coup et deux autres personnes ont été grièvement blessées.
 
Fou de rage, le Fokonolona a encerclé le militaire et l'a molesté. Suite à ses blessures, il a également succombé quelques minutes après. Le Fokonolona a récupéré son arme (Kalachnikov) et ses galons avant de les remettre à la Brigade de la Gendarmerie d'Ambohitromby, le même jour. Sans tarder, la Gendarmerie locale a ouvert une enquête et a procédé à une série d'arrestations. Au total, neuf personnes ont été appréhendées. Les suspects sont actuellement gardés à vue à la Brigade d'Ambohitromby avant d'être déférés au Parquet.

Intimidation et extorsion…
De leur côté, les militaires ont décidé de se venger. Sous le commandement d'un Sergent, des militaires terrorisent la population d'Ambatomainty - Nord et ses environs. Ils ont carrément menacé la population, par leur arme de guerre. D'autres sont tabassés. Terrifiés, les gens ont pris la fuite ou, ont payé de l'argent. Selon des témoignages des victimes, actuellement dans la Capitale, plusieurs familles ont déjà déboursé des sommes faramineuses pour sauver leur vie. Bref, la population vit désormais dans la peur.

Non pas à cause des dahalo (voleurs de bœufs), mais des hommes en uniforme. Une délégation est actuellement dans la Capitale pour alerter les autorités compétentes, notamment les chefs hiérarchiques des Forces armées, pour qu'elles puissent prendre les mesures adéquates afin de stopper cette pratique inhumaine. Alertées, ces dernières ont promis de prendre des mesures urgentes tout en promettant d'ouvrir une enquête.
Nos sources ont aussi affirmé que certains éléments du Détachement autonome de sécurité d'Andranomavo sont devenus les bêtes noires de la population locale à cause de leurs agissements. Ils s'acharnent contre les éleveurs ou les commerçants de betail au lieu de mener une guerre contre les dahalo.
Raison pour laquelle, des voix s'élèvent pour retirer ces éléments ripoux de cette zone réputée comme l'un des fiefs des dahalo. 

T. Maharavo



23/03/2011
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