INFO PREMIER

MADAGASCAR en attente de la Reconnaissance.

Le régime de transition est déterminée à aller de l’avant, quelle que soit la décision de la SADC, qui examinera le cas de Madagascar demain.

Le compte à rebours est lancé. Le régime transitoire s’attaque désormais à la conquête de la reconnaissance internationale après la mise en place du gouvernement dit d’union nationale. Il promet d’être coriace et de lutter, quitte à gagner du terrain pouce par pouce, pour atteindre son objectif. Et ce, quelle que soit la position que la communauté internationale prendra dans les prochains jours.
« Osons faire un grand bond », souligne à Anosy Yvette Sylla, ministre des Affaires étrangères. C'était, lundi, lors de la passation de service entre son prédécesseur, le vice-amiral d’escadre Hippolyte Ramaroson, et elle. Une manière de mettre en exergue la détermination de l’Exécutif d'aller de l’avant pour obtenir la reconnaissance internationale.

Le nouveau chef de la diplomatie espère des résultats positifs en faveur du régime de transition à l'issue de la réunion, normalement prévue demain en Zambie, de la Troïka, l’organe chargé de la coopération en matière de politique et de sécurité. « Je pense que les membres du bloc économique régional, ont constaté les efforts entrepris », estime-t-elle. Mais Yvette Sylla se prépare en même temps à un travail de longue haleine. « Tout au long du processus, nous allons vers la reconnaissance », soutient-elle, tout en insistant sur l’une des priorités du gouvernement, à savoir les élections.
 
En effet, à l’instar de Jean-André Ndremanjary, nouveau ministre des Sports, le régime de transition se prépare à toutes les éventualités et ne s’attend pas à une partie facile dans l'obtention de la reconnaissance internationale. « Cette reconnaissance, il faut la chercher. Personne ne vous l’offrira sur un plateau d’argent. Il faut être patient car cela reste un travail de longue haleine pour franchir petit à petit les étapes qui y mènent », a expliqué, en marge de la présentation de l’équipe gouvernementale, samedi, à Iavoloha, un membre du gouvernement proposé par le Hery Politika Mitambatra, l’aile dissidente de la mouvance Zafy.
Obligation d’agir

Le régime de transition pense avoir fait un pas vers son objectif après la mise sur pied du gouvernement dit d’union nationale prévu dans la feuille de route paraphée. « Je suis satisfait de ce gouvernement. On ne peut plus dire qu’il est unilatéral », a défendu le général Camille Vital, Premier ministre dit de consensus, samedi, avant d'ajouter. « Nous avons respecté les dispositions de la feuille de route. »
Surenchère ou réalité, l’officier général a en même temps rappelé l'objectif du gouvernement quelle que soit la décision de la Troïka. « Il faut avancer, car nous devons agir et nous travaillerons sur les élections », a-t-il prévenu en cas d’éventuel avis défavorable de la part de la SADC.

De leur côté, les mouvances des trois anciens Présidents ne se laissent pas impressionnées par la « manœuvre » du régime de transition. « Ils peuvent dépêcher tous ceux qu’ils veulent [à la réunion de la Troïka], la SADC ne les acceptera pas », a assuré l’ancien président Marc Ravalomanana, lors de son intervention téléphonique au cours du rassemblement de ses partisans au Magro à Behoririka, lundi.

Il a réitéré que « ce gouvernement est unilatéral. Les dirigeants de la transition ont nommé un Premier ministre proche d’eux (…) Le gouvernement n’aurait pas dû être formé avant la finalisation de la feuille de route. Ce que nous sommes en train de faire en proposant sa révision. L’approche de l’équipe de médiation n’a pas respecté les normes requises », a-t-il expliqué. « De toute façon, rien ne se fera sans notre accord », a-t-il conclu.

Iloniaina Alain


30/03/2011
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