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MADAGASCAR: Environnement: Il y a menace en la demeure

Depuis presque quatre décennies, les autorités malgaches et la communauté internationale ferment les yeux sur le désastre écologique à Madagascar. Celles-ci ne se sont jamais penchées sur le péril qui menace l'île.

Pire : l'ONU, l'Allemagne, le Japon, la Grande-Bretagne, etc., si promptes, par le passé, à intervenir concernant la défense de l'environnement, se font discrets après que la Sadc, l'Union africaine ont sanctionné Madagascar, à cause d'un prétendu coup d'Etat, perpétré par Andry Rajoelina.
Un putsch imaginaire, car l'ex-Président a bel et bien démissionné de son poste...
Aussi, depuis mars 2009, la dégradation de l'environnement dans le pays s'est encore dégradée considérablement. Par exemple, les lémuriens finissent actuellement en brochettes dans le Nord-Est du pays, sans que le WWF, Conservation international ni les Etats occidentaux, cités plus haut, s'en émeuvent outre mesure.
Pourtant, pour beaucoup d'observateurs avertis, c'est presque un crime contre la biodiversité, voire contre l'humanité, qui pointe son nez. On avance, à chaque fois, que, sans le retour à l'ordre constitutionnel, il n'y aura pas d'aides…
Entre-temps, la faune et la flore malgaches souffrent, se meurent. En fait, même l'écologie ne peut prétendre à la moindre assistance des bailleurs de fonds. L'Union européenne et les autres, avez-vous du cœur ?

Hier, nous avons constaté du côté de Mandraka (RN2), les ravages des feux de brousse et surtout les coupes sauvages de la forêt de cette région. C'est inimaginable : des milliers d'hectares de ce site qui abrite une forêt primaire, sont littéralement massacrés. La population de cette localité s'est, ces derniers temps, convertie en charbonnier ; elle fournit en charbon de bois la capitale qui, vu le prix exorbitant des bouteilles de gaz, contribue, à leur corps défendant, à la déforestation de Mandraka.
Les compagnies pétrolières et surtout l'Etat malgache ont le devoir d'abaisser le prix, de détaxer le gaz domestique. Un geste citoyen qui sera salué par le public.


Sous la première République et bien avant, il existait un service des eaux et forêts dans chaque province. Des agents, avec des tenues de couleur beige et vert, sillonnaient toutes les préfectures, menacées de déforestation et où la faune était la cible des braconniers.
Des amendes, sinon des peines de prison, furent appliquées aux contrevenants.
Ce qui n'est plus le cas depuis 1975.  Le patrimoine forestier commençait alors à péricliter sérieusement. La révolution socialiste primait sur toute autre considération…« Le collectivisme ambiant » ignorait superbement l'environnement. N'en déplaise à l'amiral, ( Didier Ratsiraka ).

A l'heure actuelle, on ne peut imaginer un seul instant que le pouvoir transitoire va s'atteler à stopper ce cataclysme écologique qui s'annonce. Les régimes précédents n'ont également rien fait.

Au secours !
Rappelons que dans les années 80, l'époux de la Reine Elisabeth II était venu à Madagascar afin d'alerter le monde entier quant à la nécessité d'aider tous les intervenants dans le domaine environnemental.
Mais, visiblement, le Prince Philippe d'Edimbourg n'a pas été entendu.

Bonjour les dégâts !
Puissent le pouvoir du moment et celui qui, éventuellement, le remplacera, adopter une politique volontariste en matière écologique. Car il y va de l'avenir de l'île, et aussi de l'humanité.

Franck RAHARISON


24/05/2011
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