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MADAGASCAR: FLAMBEE DES PRIX DES PPN

La hausse risque de s’étendre aux autres produits



Alors que la population se démène pour trouver du riz à moindre prix, elle est loin de savoir que le phénomène de flambée des prix risque de s’étendre et toucher les autres PPN. La farine et l’huile alimentaire peuvent en être les premières concernées.

Point n’est plus besoin d’épiloguer sur la hausse des prix du riz et du sucre. Toutes les idées sont déjà fixées sur la situation actuelle. Mais il existe un risque qui n’est pas à négliger : la flambée des prix peut s’étendre aux autres PPN (farine, huile alimentaire, savon…).
Après le riz et le sucre, il y a d’énormes risques pour que la flambée des prix dont a été sujet ces deux produits touche les autres produits de première nécessité (PPN). L’évolution des prix affichée sur le site web de la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo permet d’apprécier quels seront les produits concernés.
Il y a de fortes chances pour que la farine et l’huile alimentaire soient les produits qui connaîtront très prochainement une hausse des prix comme celles constatées pour le riz et le sucre. En effet, en considérant les derniers chiffres affichés, les variations de prix sont éloquentes.

Pour la farine de blé, le prix au kilo est passé de 1.620 ariary au 2 février à 1.660 ariary au 22 février. Certes, l’évolution est encore minime. Mais il faut savoir que quand il s’agit de la farine, toute fluctuation de prix peut avoir des impacts sur le prix du pain.
Quant à l’huile alimentaire cachetée, la variation de prix a été plus marquée. Effectivement, entre le 2 février et le 22 février, le prix a évolué de 4.500 ariary/l à 4.840 ariary/l. Cependant, l’huile alimentaire en vrac mérite une attention particulière dans la mesure où, exceptionnellement, ce produit a accusé une baisse sensible au niveau de son prix. De 4.500 ariary le litre au 2 février, il est passé à 3.200 ariary le litre au 22 février.

Si cette tendance est plus que profitable pour les consommateurs, en particulier ceux qui n’ont pas les moyens financiers d’acheter de l’huile alimentaire cachetée, il subsiste un danger pour les consommateurs. Dans beaucoup de cas, l’origine et la qualité du produit sont souvent douteuses. Les différentes intoxications alimentaires dont ont été victimes les consommateurs ces derniers temps ont pour origine l’huile alimentaire en vrac.

Quoi qu’il en soit, on peut affirmer que les prix affichés actuellement sont déjà excessifs pour la grande majorité des consommateurs dont le pouvoir d’achat s’amenuise au fil des mois. C’est une façon de dire que les autorités ne doivent pas être obnubilées par les seuls prix du riz et du sucre.

Ranaivo Lala Honoré



23/02/2011
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