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MADAGASCAR: Le sommet de la SADC se tiendra bien demain

La journée de demain sera décisive pour la sortie de crise. Avec ou sans la présence du président sud-africain, Jacob Zuma, le sommet de la SADC destiné à entériner la feuille de route proposé par ses propres émissaires est, en effet, prévu de se tenir à la date prévue du 20 mai. C'est notre confrère « The Namibien » qui l'annonce dans son édition d'hier.


Dans un article intitulé « confusion autour du sommet de la SADC », ce journal évoque notamment les incertitudes sur la participation du chef d'Etat sud-africain. Il rapporte notamment le fait que « l'ambassade sud-africaine à Windhoek (capitale de la Namibie où doit se tenir le sommet de la SADC) a déclaré n'être en mesure de confirmer la participation de Jacob Zuma au sommet en dépit des tentatives de demande d'informations auprès du bureau de la présidence sud-africaine et du département des relations internationales ».
La présence de M. Zuma est capitale à ce sommet. Pas vraiment pour le cas malgache mais aussi et surtout la situation complexe au Zimbabwe dont il est le médiateur officiel. La situation étant ce qu'il est dans ce pays surtout après que Robert Mugabe ait refusé à son homologue sud-africain de rencontrer les chefs militaires zimbabwéens en vue d'arracher un engagement solennel de soutien à un président élu démocratiquement, Jacob Zuma prétexterait les élections municipales chez lui pour ajourner le cas du Zimbabwe.

En tout état de cause, « The Namibian » rapporte la confirmation du ministère namibien du Commerce et de l'Industrie que « le sommet se tiendra à la fin de cette semaine ». Ce ministère, indique notre confrère, est en charge de l'organisation du sommet.
La déclaration conforte celle que Andry Rajoelina a faite, hier à son arrivée, selon laquelle le sommet de la SADC va bien se tenir demain dans la capitale namibienne. Là où le Président de la HAT a été reçu par le Chef d'Etat de ce pays dans le cadre de son lobbying.
Andry Rajoelina se rendait par la suite en Zambie où il était reçu par le vice-Président, à défaut du président à cause d'un contretemps imputé à un sabotage du personnel navigant et donc du propriétaire et/ou de l'affréteur du jet privé, ce dernier ayant pris les airs le lendemain sans avoir subi aucune réparation.

Pratiquement, l'offensive diplomatique d'Andry Rajoelina paraît arithmétiquement faible quand on se base sur le nombre des pays membres de la SADC visités. Stratégiquement, la démarche paraît pourtant opportune à la veille d'un sommet régional qui veut décider du sort d'une population de 20 millions d'habitants.
A priori, la feuille de route et lAndry Rajoelina, c'est selon, bénéficie du soutien du Mozambique dont son ancien président Joaquin Chissanno (par l'intermédiaire de son émissaire, Leonardo Simao) en est l'initiateur.

La Namibie dit comprendre la démarche d'Andry Rajoelina tandis que ce dernier annonce à la presse sud-africaine, la compréhension de M. Zuma sur les réalités malgaches.
La SADC et ses 15 membres ne se résument certes pas à quelques pays. Il n'empêche que l'Afrique du sud, Maurice et les Seychelles peuvent peser lourd dans la balance. D'autant plus qu'avec les lobbys miniers au Bostwana, le poids de la Chine en Angola et les relations particulières entre la France et l'Afrique du sud, tout peut basculer.
Quels que soient les intérêts des uns et des autres, il faut, en tout cas, que la SADC ne reste plus complice de la pseudo-confusion dans le pays. L'Afrique de sud de Zuma a bien appelé les membres de la CENI malgache pour suivre ses élections municipales, pourquoi donc empêcher les élections qu'Andry Rajoelina dit, hier soir, organiser quelle que soit la décision de la SADC demain ?
Sa


19/05/2011
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