INFO PREMIER

MADAGASCAR: les ventes se font sans facture.

A noter que le Directeur Général des Impôts, Tazafy Armand, avait relevé que seulement 20% des tractations commerciales à Madagascar sont justifiées par des factures.

Depuis 20 ans, soit en 1991, selon les explications des commerçants d’Andravoahangy (Antananarivo), les ventes se font sans facture.

Les tractations commerciales utilisent simplement un bon de livraison. La mesure de la Direction Générale des Impôts instituant l’usage obligatoire de facture a été annoncée sur les médias audiovisuels la semaine dernière. Les marchands d’Andravoahangy, grossistes, détaillants, épiciers, et autres tenants de boutiques, ont manifesté leur désapprobation de cette disposition en fermant leur boutique hier matin.

Selon eux, si la Direction des Impôts veut augmenter les ressources de l’Etat, elle doit procéder autrement. L’application de cette mesure obligatoire à partir de cette semaine ne nous convient pas, affirme un des marchands, désigné par ses collègues comme porte-parole. L’application de sanctions contre des marchandises non facturées inquiète les marchands qui ont manifesté leur désapprobation.

Insistant sur le fait que la facturation n’a plus été utilisée depuis 20 ans, les commerçants pensent que cela se justifie par la libéralisation du commerce. De plus, le contexte de la crise doit être considéré, la loi doit suivre l’évolution des faits. Le nombre de marchands a considérablement augmenté, et les bons de livraison ont toujours été utilisés. Peu de vendeurs connaissent la législation commerciale, selon les affirmations du porte-parole, qui a précisé que leur mouvement s’effectue avec les marchands d’Ambodivona.

Que proposent donc ces commerçants ? Ils pensent que la Direction Générale des Impôts doit d’abord s’entretenir avec les marchands. L’objet de la rencontre permettra de déterminer si l’instauration de la facture obligatoire constitue véritablement la solution pour que l’Etat puisse augmenter les recettes fiscales.

Dès lors, il n’y a pas lieu de vouloir en faire une nouvelle obligation, les marchands payant déjà la taxe professionnelle de la carte rouge, ainsi que la taxe de marché quotidienne. A noter que le Directeur Général des Impôts, Tazafy Armand, avait relevé que seulement 20% des tractations commerciales à Madagascar sont justifiées par des factures.

D.B



13/04/2011
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