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MADAGASCAR:« Pour relancer l’économie, simplifions les formalités »

Pour la Banque mondiale, les entrepreneurs renoncent à s’établir officiellement ou à étendre leurs opérations à cause de la lourdeur des procédures administratives y afférentes. L’institution préconise donc leur simplification.

Selon l’analyse de la Banque mondiale, les formalités administratives lourdes et complexes brisent les jeunes entreprises dans leur élan. Dans l’étude « L’urbanisation ou le nouveau défi malgache », publiée en mars 2011, l’institution internationale recommande donc de rationaliser « en urgence » les démarches que doivent effectuer les entreprises lors de leur création et de leurs opérations.


Selon la Banque mondiale, si le taux d’occupations informelles a atteint 65% des emplois dans la capitale au début 2010, cela n’est pas étranger à la lourdeur et au coût de ces procédures.
Cette recommandation vise autant les procédures de l’administration centrale que celles qui sont exigées au niveau des communes, qui multiplient les permis d’opérer, les redevances et les taxes. Au sujet des procédures communales, la Banque mondiale indique que « si elles n’ont pas toujours un poids financier important, elles sont sources de délais et de nuisances pour de nombreux opérateurs qui s’en plaignent de manière relativement uniforme ».
L’étude de la Banque mondiale affirme qu’une rationalisation des démarches « porterait ses fruits », prenant pour exemple la création des zones franches « qui en simplifiant au maximum les interactions entre les entreprises et les administrations avait permis l’essor du secteur textile et de la confection dans les zones urbaines d’Antananarivo et d’Antsirabe ».
Pour les contours précis que devraient emprunter cette réforme, la Banque mondiale renvoie à une étude conjointe du Fias et de l’EDBM, qui avaient commencé à mettre en œuvre un processus, interrompu par la crise politique, de réformes sur la simplification du régime de licences et des autorisations d’affaires.

Décentralisation

Pour la Banque mondiale, la simplification des procédures doit s’accompagner d’une décentralisation des centres administratifs, « parce qu’une politique de proximité repose sur un lien étroit entre les entreprises et les services administratifs concernés ».
Pour l’instant, force est de constater qu’« un investisseur désirant s’installer à Toamasina doit presque obligatoirement venir à Antananarivo pour obtenir les autorisations nécessaires ». Parmi ces dernières, on compte notamment les permis environnementaux ou de travail, qui ne sont délivrés que par les administrations centrales à Antananarivo.
La Banque mondiale propose donc l’établissement de contrats de délégation de compétences entre le pouvoir central et les communes, dont le contenu pourrait varier en fonction des besoins et des capacités de chacune d’entre elles.

Lisann




24/05/2011
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