INFO PREMIER

Mines Cinq contrats sur l'uranium annulés

L'État va assainir le secteur des recherches et de prospection minière pour éliminer les spéculateurs. Certains projets seront sanctionnés

Folakara dans la région de Melaky, abrite un des sites de prospection d'uranium du pays.

Halte aux investisseurs aventuriers. L'État, à travers l'Office des mines nationales et des industries stratégiques (OMNIS) et le ministère des Mines et des hydrocarbures, est en train de faire le point sur l'avancement des projets miniers à Madagascar. Il veut déterminer la réelle intention ainsi que la capacité technique et financière des investisseurs en vue d'optimiser les impacts directs de ces projets sur la population et le développement du pays.

Selon notre information, cinq contrats de prospection d'uranium sont aujourd'hui en voie d'annulation. Mais la mesure concerne également le pétrole et le charbon de terre. Plusieurs dossiers seraient encore en cours de traitement.

« Nous allons distinguer les vrais investisseurs des simples spéculateurs. Des mesures d'incitations seront prises en faveur des premiers et l'État prendra les sanctions qui s'imposent à l'encontre de ceux qui font tout simplement de la spéculation », avait déjà déclaré à plusieurs reprises Mamy Ratovomalala, ministre des Mines et des hydrocarbures.

Forte potentialité

Cette décision serait prise, face au nombre élevé de projets et de compagnies qui disposent de permis de recherche et de prospection alors que très peu arrivent à la phase de développement. Certains promoteurs retardent les travaux par choix stratégique, d'autres le font délibérément pour prolonger la phase d'exploration et d'autres sont, tout simplement des spéculateurs qui n'apportent rien au développement du pays. Certaines compagnies font de la fraude fiscale avec des arriérés pouvant aller jusqu'à 10 millions de dollars.

Les potentiels dont disposent Madagascar ont déjà été prouvés depuis bien longtemps. Le charbon de la Sakoa ainsi que l'uranium de Folakara et de Vinanikarena par exemple, ont déjà été exportés dans les années 40. Par ailleurs, des indices scientifiques confirmant ces potentiels ont été relevés par les recherches effectuées par les compagnies qui se sont succédé comme la Société de pétrole de Madagascar (SPM) et la Commission à l'énergie atomique (CEA).

Mahefa Rakotomalala



03/12/2010
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