INFO PREMIER

Opérations de déstabilisation - Ratsiraka et Ravalomanana, dans le même avion ?

En parallèle au processus malgacho – malgache de sortie de crise, les détracteurs du régime de Transition ne cessent d'aiguiser leurs stratégies de déstabilisation. Ainsi, les personnes, dont les  « 14 salopards de Manjakandriana », qui s'attellent à cette opération mortuaire, ont aligné réunion sur réunion pour parvenir à leurs fins. En tout cas, une nouvelle « arme » vient d'être sortie par ce groupe de criminels, à l'issue de leur dernière réunion tenue – lundi dernier – dans un hôtel restaurant sis du côté d'Andrefanambohijanahary : arrivée dans le pays, dans le même avion, de Didier Ratsiraka et de Marc Ravalomanana…



Tantely Andrianarivo a emboîté le pas à Pierrot Rajaonarivelo, Lalatiana Ravololomanana, Jean Emile Tsaranazy, entre autres. Des barons et autres ténors du règime Ratsiraka qui, lourdement condamnés par celui de Ravalomanana,ont pu rentrer librement dans le pays.
Ceci, après un exil forcé de près de huit années. En tout cas, seul le cas de Tantely Andrianarivo reste un sujet à polémique, dans cette histoire de « come back », dans la mesure où il était l'unique haute personnalité étatique du règne de l'Amiral rouge qui était sortie de la prison pour officiellement bénéficier d'une « évacuation sanitaire en France ».
Les autres ayant pris soin de s'envoler sous d'autres cieux avant que les menottes du laitier leur aient été accrochées aux poignets.
Quoi qu'il en soit, Tantely Andrianarivo, à son arrivée à l'aéroport international d'Ivato, n'a point harangué le moindre certificat médical, devant être dressé par un établissement hospitalier en France, prouvant que, effectivement, il aurait suivi des traitements médicaux dans ce pays, comme le dispose la décision officielle lui ayant permis de quitter le bagne d'Antanimora.
En clair, cet ex – Premier ministre de Didier Ratsiraka devait ainsi logiquement soit intégrer un quelconque hôpital de la Capitale ou d'autres villes du pays, au cas où ces traitements médicaux (en admettant que ceux – ci lui auraient effectivement été dispensés en France) devraient encore être continués, soit réintégrer la Maison centrale d'Antanimora. Là où il pourrait procéder, par la suite, à la saisine de la Justice pour bénéficier d'une liberté provisoire.

Une nouvelle « arme »…
En attendant de voir un peu plus clair dans ce dossier complexe, tournons notre regard vers le groupe de détracteurs du régime de Transition qui ne cesse d'aligner
réunion sur réunion dans le but clair de démonter Andry Rajoelina, de préférence sans vie, de son trône présidentiel.
Ainsi, à l'issue de la récente réunion tenue dernièrement dans un hôtel –  restaurant sis du côté d'Andrefanambohijanahary, une nouvelle « arme » vient d'être sortie des aisselles de ces fomenteurs de putsch : programmer l'arrivée de Marc Ravalomanana aux côtés de Didier Ratsiraka !
En effet, selon les « informations » distillées par les acolytes de ce grand manitou de l'ère révolutionnaire, ce dernier va incessamment fouler le tarmac de l'aéroport international d'Ivato.
D'ailleurs, la presse – acquise à la cause de ces « has been » de la Présidence de la République malgache – n'a cessé de claironner à tue – tête sur ce retour imminent de l'Amiral à la couleur du sang. La même presse qui s'est également gargarisée de l'arrivée de Tantely Andrianarivo comme étant l'éclaireur de son patron de toujours. Ainsi, étant donné que Didier Ratsiraka devrait fouler le sol national en toute quiétude, à l'instar de tous ses seconds couteaux, dont la majeure partie a pourtant fait l'objet d'une lourde condamnation judiciaire comme lui, le groupe de détracteurs du régime Rajoelina n'a trouvé mieux que de sauter sur cette occasion pour faire embarquer Marc Ravalomanana dans le même avion que celui – ci.

Gourous de la guerre civile

Quoi qu'il en soit, cette réunion d'Andrefanambohijanahary a mis au point, dans ses moindres détails, cette stratégie plutôt burlesque : Marc Ravalomanana va quitter l'Afrique du Sud pour s'envoler vers la France ; là, il va s'embarquer dans le même avion que Didier Ratsiraka pour joindre Madagascar ; à l'aéroport international d'Ivato, le « comité d'accueil » de ces deux « bouffons » de la Nation sera constitué, outre leurs fanatiques habituels, d'éléments militaires et de « gros bras » ; la Sadc va s'occuper des négociations et autres tractations – utiles et nécessaires – auprès des autorités de Nations étrangères influentes pour que ce retour en… duo soit internationalement sécurisé.
Et la présence de militaires, de préférence lourdement armés et aux côtés de civils aux biceps fournis, au bas de l'échelle de l'avion irait, selon le « plan de guerre » de ce groupe de putschistes, dissuader le régime de Transition de mettre la main sur Marc Ravalomanana.
Et toc ! Reste à savoir comment ces gourous de la déstabilisation, voire de la guerre civile, compteraient dissuader la compagnie aérienne, nécessairement internationale (étant entendu que Air Madagascar n'ira point s'engouffrer dans cette zone de fortes turbulences), d'accepter d'avoir le laitier à bord de son aéronef, ce dernier devant inéluctablement être frappé d'un « notam » (interdiction d'embarquement). D'ailleurs, il suffit de se référer au cas de Pierrot Rajaonarivelo qui, l'autre année, a vu son embarquement sur les avions d'Air Austral et d'Air Mauritius formellement interdit par le régime Ravalomanana. Deux compagnies aériennes qui avaient ainsi dû se plier à cette décision, pour préserver la sécurité tant de leurs aéronefs que de leurs passagers.

Faire exploser les transformateurs

En tout cas, dans le pays, les préparatifs de cette arrivée « en vedette » vont bon train. Ainsi, toujours d'après les stratégies adoptées lors de cette réunion d'Andrefanambohijanahary, un ex – Parlementaire Tim, connu de tous dans la Capitale, a été chargé de recruter les « gros bras » en question, tandis que le Général de l'Armée, secondé par un Colonel de l'Armée (les deux galonnés des « 14 salopards de Manjakandriana »), va faire le nécessaire pour qu'il ait une présence suffisante d'hommes en treillis, le jour indiqué, à l'aéroport international d'Ivato.
Et l'ex – Député Tim aura sous ses ordres le plus calé des perturbateurs à l'Université d'Ankatso qui, un certain Rajôsy, continue d'occuper un box à la cité U du coin, depuis 1977, alors qu'il n'est plus inscrit, depuis belle lurette, dans aucune Faculté du site.

En parallèle, le même élu Tim, usant de ses connaissances au niveau du staff de la Jirama, va mettre au point un projet macabre : faire exploser les transformateurs suspendus aux poteaux électriques sis à proximité des hôpitaux de la Capitale, pour priver ceux – ci d'électricité et pour faire tonner la colère tant des malades que de leurs familles ; idem à Ankatso pour rendre fous furieux  les étudiants installés dans les cités.

En guise de « dessert » à ce menu explosif, le même ex – Député Tim, toujours par le truchement de ses complices au sein de la Jirama, va également faire priver les mêmes hôpitaux et cités U d'alimentation en eau. Ces « missions » convergent vers un unique objectif : injecter la rage, contre le régime en place, dans les veines de la population tananarivienne à la veille de l'arrivée des deux « cocos ».
Bref, sans scrupules, ces fomenteurs de troubles et de mort osent programmer des missions inouïes, jusqu'à traumatiser – sans foi ni loi - les fibres sanitaires des malades, pour tout simplement permettre à Marc Ravalomanana d'humecter librement l'air d'Imerinkasinina…

 R. Christian Frédéric et R. A. Maxime


17/10/2010
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