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Pierre Tsiranana: "Si Ravalo vient, qu'on l'emprisonne !"

Acceptant de s'exprimer sur les résolutions de la SADEC à Sandton en Afrique du Sud dimanche dernier, lesquelles exhortent la Haute Autorité de la Transition " à autoriser les personnes malgaches en exil pour des raisons politiques à retourner dans le pays sans condition, y compris M. Marc Ravalomanana ", le Conseiller Supérieur de la Transition Pierre Tsiranana n'y est pas allé avec le dos de la cuillère : d'après lui, si Marc Ravalomanana revient, c'est la prison qui l'attend.

" Je ne suis pas du tout pour son retour. S'il ose le faire, on l'attend de pied ferme, comme je l'ai déjà déclaré en 2009. Pas d'impunité pour lui. C'est la prison qui l'attend, puisqu'il a commis des crimes " affirme le politicien. Après avoir souligné que ce n'est pas aux Africains de faire fouler aux pieds les lois à Madagascar, il reprend : " Ce n'est pas une plaisanterie qu'il a ordonnée, mais une authentique boucherie ayant fait des dizaines de morts et d'autres dizaines de blessés, dont certains handicapés à vie. De qui se moque-t-on ?" Puis, le président du PFDM de souligner que Marc Ravalomanana et les Africains ne manifestent que mépris pour les Malgaches. Selon lui, ceci s'est illustré à Gaborone, où l'ex s'est pavané entouré de ses conseillers étrangers, au détriment de ses amis malgaches dont son avocate, qui fait pourtant tout pour le défendre. S'en prenant ensuite à Mamy Rakotoarivelo, le bouillant politicien déclare : "Même son porte-parole a osé proférer des menaces vendredi dernier au Le Goûter, comme quoi si la primature ne leur revenait pas, ils ne céderont jamais. C'était en présence de Zafy, Manandafy, Fetison…Celui-là n'est qu'une véritable Voix de son maître. "
 Par ailleurs, la déclaration de ces opposants à la HAT qui auraient affirmé que " les militaires (et par extension les policiers) seraient obnubilés par les honneurs " est aussi dénoncée par le commissaire divisionnaire de police encore en activité, mais qui a choisi de vivre la politique qu'il est, comme à titre préventif.

Et lui de conclure ne pas s'opposer au retour de l'amiral Ratsiraka dont le cas, tout en présentant des similitudes avec celui Ravalomanana, est pourtant différent : " Ratsiraka a été réélu en 96, ce qui ne serait jamais le cas de Ravalo, car les régions ne l'éliront plus jamais. De plus, l'amiral a été condamné en 2002 et a passé 9 années en exil. Ce qui n'est pas le cas de Ravalo qui veut faire un forcing sans expier ses crimes. " Si l'ancien président pense vraiment rentrer au pays, il pourra compter sur Pierre Tsiranana et de nombreux autres pour l'accueillir " en fanfare ".

Saraléa Bernard


14/06/2011
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