INFO PREMIER

REVENDICATIONS : Ces médecins exigent

Un salaire mensuel de près de 15 millions fmg (2 960 000 ariary), tandis que leurs collègues fonctionnaires, membres du SECES, se montrent quelque peu modestes, en demandant environ… 10 millions fmg par mois (salaire et autres indemnités compris).
 Celle - ci est d'autant plus excédée par leurs caprices onéreux, leur peu de conscience professionnelle, leur mépris vis - à - vis de tous ceux qu'ils prennent en otage, leur manque de patriotisme qui devrait commencer par le souci de ceux qui dépendent d'eux en termes de vie et d'avenir, qu'il a été révélé au grand public leurs exigences financières.

Ces deux corps, à la lumière de leur rémunération, ne sont pas les plus mal lotis de la population en général et de la Fonction publique en particulier. L'on ne peut qu'être scandalisé et révolté lorsqu'on apprend que leurs revendications portent essentiellement sur des questions d'indemnités lorsque celle de l'alignement des grilles indiciaires sur celles d'autres corps est acquise, étant inscrite dans la Loi de Finances 2011.

L'on ne peut s'empêcher de faire des comparaisons tout en relativisant la situation, avec le budget dérisoire et choquant dont dispose plus de la moitié de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, n'ayant même pas l'équivalent d'un Dollar pour vivre, ce qui correspond à moins de 2 000 Ariary quand les médecins fonctionnaires réclament un peu moins de 3 millions d'Ariary par mois !

Il ne convient certes pas de minimiser le travail des médecins et des enseignants - chercheurs pour le rôle qu'ils sont supposés jouer dans la vie et dans l'avenir de la population et du pays.
Cependant, les résultats et les conséquences de leurs tâches et de leurs responsabilités laissent grandement à désirer, compte tenu de la situation qui prévaut dans ces deux domaines.
Bien entendu, il peut leur être accordé des circonstances atténuantes relatives à certains aspects de leurs conditions de travail, comme le manque de moyens. Mais on se permet de douter de leur surcharge de travail, devant justifier des émoluments faramineux.

Ils peuvent se permettre ces sautes d'humeur empreintes d'égoïsme et d'hypocrisie révoltants dans la mesure où, on le sait pertinemment, ils ont la possibilité - et ne s'en privent pas - d'exercer dans le privé pour arrondir leurs fins de mois.
Dans le privé où ils sont soumis à des obligations de résultats. De plus, dans le contexte actuel, il n'est pas exclu - et des preuves existeraient - qu'ils soient encore grassement rétribués par des politiciens en quête de tous les moyens susceptibles de déstabiliser le régime actuel, de contribuer au, et d'accentuer le désordre et l'ambiance délétère.

Ces grévistes « patentés » ne se soucient guère des conséquences de leurs actions. Des conséquences du reste limitées et relatives car ils ne sont pas aussi indispensables ni irremplaçables qu'ils auraient tendance à le croire. Peu leur importe que l'opinion ressente à leur égard de l'antipathie, que leur mouvement ne soit pas populaire. L'essentiel est de tenter de secouer le régime dans ses fondements et de faire tache d'huile pour détruire encore plus le pays.

En fait, la connotation hautement politique de ces mouvements ne fait aucun doute. Les autorités le savent et agissent en conséquence en mettant en exergue le caractère irrecevable de leurs revendications.
On peut alors comprendre certaines suites que ces grévistes, prétendument les intellectuels du pays sans les nobles caractéristiques, se trouveraient dans l'obligation de donner à leurs revendications.

En effet, à en croire certaines investigations, ces fortes têtes resteraient ouvertes au dialogue avec le Gouvernement après en avoir fermé, pour un temps, toutes les portes par une initiale intransigeance bornée. Elles accepteraient que toutes leurs revendications ne soient pas satisfaites et se contenteraient de quelques - unes au nom de l'intérêt de ceux qu'elles prennent en otage. Un intérêt qui survient un peu tard pour être crédible et sincère.

Par ailleurs, dans ces révélations des salaires de ces fonctionnaires et de leurs revendications, peuvent se profiler à l'horizon, celles des autres hauts fonctionnaires de l'Etat dont le train de vie de certains suscite aussi des interrogations. Leur montant ne peut pas être non plus mis sur le budget d'investissement, mais sur celui du fonctionnement. Alors d'où viennent ces enrichissements ? Il n'y a que le petit Peuple qui ne peut pas arrondir ses fins de mois…

V. R.


13/11/2010
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