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Sanctions internationales : la France désavoue l’Union africaine

Le président Andry Rajoelina organise ce jour une réunion de concertation avec les leaders des partis politiques malgaches au centre de conférences internationales d’Ivato. En vue certainement du dénouement de la crise politique malgache.

Coïncidence ou hasard de calendrier, hier dans la matinée Andry Rajoelina a reçu successivement Léonardo Simao de la SADC (voir article page 5) et Jean Marc Châtaigner, ambassadeur de France à Madagascar. Rien n’est filtré de la rencontre avec le président de la Transition avec ce dernier, mais beaucoup la considèrent d’une importance capitale.

En effet, la France n’a jamais annoncé officiellement sa reconnaissance au pouvoir de Transition même si son ambassadeur a remis ses lettres de créances à celui que la communauté internationale condamne d’avoir fomenté un coup d’Etat. Cela n’a pour autant pas empêché certaines composantes du microcosme de critiquer et même de condamner l’ancienne puissance coloniale que l’ancien président Ravalomanana accuse d’ailleurs d’être à l’origine des mouvements populaires ayant conduit à sa destitution.

Après sa fuite, Marc Ravalomanana s’active d’ailleurs plus que jamais. Au lendemain de sa démission, il avait accusé la France d’être à l’origine de sa destitution. Il faut se rappeler que M. Ravalomanana était plus ou moins francophobe pour on ne sait quelle raison. En avril 2006, il ne se fait recevoir officiellement par Nicolas Sarkozy à l’Elysée que par l’entremise de la chancelière allemande Angela Merkel. Après cette entrevue, la situation politique au pays ne s’est pour autant pas arrangée. Pierrot Rajaonarivelo a fait l’objet d’interdiction d’entrée par Marc Ravalomanana.
En ce début de 2011 un notam a été émis empêchant le retour au pays de Didier Ratsiraka et de Marc Ravalomanana. Si pour le dernier, c’est acquis pour la majorité de l’opinion, le cas de l’Amiral est tout autre. Des informations non recoupées avancent que ces interdictions ont fait l’objet d’une réunion à l’Ambassade de France sise à Ambatomena.

Beaucoup d’observateurs attendent en clair avec impatience la position exacte de la France dans cette sortie de crise, surtout que le ministre Henri de Raincourt a visité tout récemment la capitale malgache.
A lire un certain Jean-Jacques Cornish sur le site « Eyewitness News », la France est déçue par la faible réaction de l’Union africaine sur la crise libyenne. Citant une source anonyme française, le site interpelle d’ailleurs Nicolas Sarkozy et Jacob Zuma à se prononcer sur les évènements survenus ces derniers temps en Afrique. Ils ont le pouvoir de décision. Leurs déclarations seront-elles acceptées par les dictateurs ?

Sa


02/03/2011
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