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Syrie. Lourd bilan après les violents affrontements de Deraa

La Syrie semble à son tour atteinte par la vague de soulèvements populaires qui souffle sur le monde arabe.
Quinze personnes, dont une fillette, ont été tuées mercredi à Deraa, dans le sud de la Syrie, au cours de deux incidents séparés dans cette ville théâtre de manifestations sans précédent contre le régime, selon des témoins. Le gouverneur de Deraa, Fayçal Khaltoum, a été limogé.


Contestation sans précédent

La fillette, âgée de 11 ans, a été tuée à Deraa « par une balle perdue pendant les funérailles », a indiqué à l'AFP un militant des droits de l'Homme. « Des balles réelles ont été tirées (par les forces de l'ordre) alors que les parents des deux victimes ainsi que des manifestants revenaient de l'enterrement », a déclaré ce militant.

Les deux personnes enterrées étaient une jeune fille, Ibtissam Massalmeh, et un médecin, Ali Ghoudab al-Mahamid, tous deux tués dans la nuit par les forces de l'ordre.

Dans le même temps, des échanges de tirs ont eu lieu entre les forces de sécurité et des protestataires autour de la mosquée al-Omari, devenue leur point de ralliement. Un reporter d l'AFP a vu deux morts être transportés à l'hôpital national de Deraa par des voitures privées.

« Frères, ne tirez pas ! »

Six manifestants ont été tués dans la nuit dans des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants autour de la mosquée, avait indiqué ce militant plus tôt, qui avait déjà parlé de l'usage de « balles réelles ».

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Selon une vidéo diffusée sur YouTube et prise apparemment dans la rue face à la mosquée avant l'attaque, on entend clairement des tirs d'armes d'automatiques et une personne présente dans la mosquée criant : « Frères, ne tirez pas, ce pays est assez grand pour vous et moi ! »

Les autorités parlent de « bandes armées »Dans une déclaration officielle, les autorités syriennes ont assuré que « des éléments extérieurs mentaient sur la situation à Deraa » et l'ont imputée à des bandes armées violentes. Selon elles, le Dr Mahamid a été victime de ces bandes armées alors qu'il arrivait en ambulance sur les lieux des violences.

Toujours selon ce même communiqué, les forces de sécurité ont fait face à ces bandes autour de la mosquée, tirant sur une partie de leurs membres, en arrêtant plusieurs autres et déplorant un mort dans leurs propres rangs.

AFP




23/03/2011
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