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Toamasina.300 pousse-pousse mis en fourrière

Une quarantaine d'arrestations dans une ville morte, 300 pousse-pousse mis en fourrière

Tous les transports en commun ont vaqué les axes routiers de la capitale régionale Atsinanana. Les magasins et point de vente aussi bien dans le centre ville que dans les quartiers ont observé un week-end prolongé.

Les magasins de karana au Bazary-Be ont fermé depuis samedi jour du marché. C'est ce qu'ont vécu les citadins du grand port hier tout au long de la journée. Ni pousse-pousse, ni cyclo-pousse, ni bus ni taxi n'ont entrepris leur occupation quotidienne. Les élèves habitués à emprunter les trois moyens de transport sus cités ont enregistré des heures de retard avant de joindre leurs établissements scolaires. Seules quelques voitures de particulier, bicyclettes et motocyclettes ont occupé les rues et boulevards. A eux se sont ajoutés les véhicules des membres des forces de l'ordre faisant une ronde motorisée. La capitale économique de Madagascar est devenue une ville morte sous la pression de ces derniers réunis au sein de l'EMMOREG.

C'est ainsi qu'une quarantaine de manifestants sont arrêtés surtout le long du boulevard Melville. Au fait, un attroupement est observé tôt dans la matinée d'hier au quatre chemin Morarano. Ce fokontany est reconnu comme quartier résidentiel de la majorité des tireurs de pousse-pousse. C'est ainsi que toutes tensions politiques ou sociales touchant cette classe ont pointé le nez à cet endroit. Selon les autorités locales, ces manifestants ont tenté de déambuler dans la ville et ils sont en majeure partie des tireurs de pousse-pousse et/ou des jockeys.

Aucune manifestation n'est constatée, cependant les membres des forces de l'ordre ont dispersé toutes personnes longeant le boulevard. Les manifestants ont érigé des barrages dans les fokontany de Tanambao III, Ambolomadinika, Mangarivotra et Mangarano. La population locale a commencé à jeter des cailloux et de fers vers les militaires. L'opération de l'EMMO Reg a récolté une vingtaine d'arrestations. Ils sont inculpés pour manifestation dans les voies publiques, appel à la désobéissance civile, ériger des barrages. Pourtant, la majorité des jockeys et des prioritaires de cyclo-pousse ont régularisé leurs dossiers administratifs au sein de la commune urbaine de Toamasina, du service de contributions et aux assureurs. Les papiers y afférents tel patentes de transport, carte d'assurance, vignette, carte de visite technique et, capacité et carte d'identité nationale pour le jockey sont contrôlés par les membres du service de la police de la route. Signalons qu'un jockey doit débourser dans les 100.000 Ariary pour se procurer tous els papiers et ceci spontanément après les fêtes de fin d'année et en milieu du mois de janvier où le commerce n'est point à son pic.

En tout, les arrestations sont procédées pour freiner les revendications des propriétaires des pousses et cyclo-pousse et des jockeys. Le personnel de la commune urbaine de Toamasina est débordé avec la régularisation des dossiers imposés par arrêté communal. De source bien informée, nous apprenons que c'est l'exécutif régional Atsinanana qui a lancé cette peau de banane à la délégation spéciale de la commune urbaine de Toamasina pour appliquer à la lettre ces arrêtés qui ont provoqué depuis toujours des tensions sociales au grand port.

La manifestation pourrait s'élargir aujourd'hui avec d'autres revendications sociales. Plus de 300 cyclo-pousses sont mis en fourrière seulement durant le week-end. Et l'on s'attend encore à l'absence des moyens de transports.

Jean-Claude Steve


18/01/2011
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