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Topographie: Vers un recadrage du métier de géomètre topographe

«Le ministère de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation souhaite la mise en place de l'Ordre des géomètres topographes et l'élaboration du Code d'éthique et de déontologie pour cette profession ». C'est ce que le secrétaire général de ce ministère, Olivier Ramahadison a évoqué hier au Carlton lors de la Journée de la topographie.



Cet événement a été organisé par l'association Géo-topo international regroupant les étudiants de l'école supérieure polytechnique de Vontovorona. Le directeur des services de la topographie, Jean Antonin affirme que c'est pour mieux professionnaliser ce métier où l'effectif des professionnels demeure largement insuffisant. En tout et pour tout, le pays compte 57 géomètres assermentés et 49 géomètres libres assermentés. Ces chiffres ont augmenté cette année grâce aux efforts du ministère. En 1980, les services de la topographie ont compté 800 employés incluant les agents et les cadres, contre 350 à l'heure actuelle.

C'est l'impact désastreux du gel des recrutements imposé par les bailleurs de fonds dans les années 80 et 90 et jusqu'au début des années 2000.
Entre-temps, les activités des services de la topographie ont pourtant connu une hausse de 400% d'après son directeur. La preuve en est la foule qui vient tous les jours à la direction. Si le pays veut combler le vide laissé par le gel des recrutements, les 36 circonscriptions de la topographie réparties dans le pays devrait compter au moins 4 géomètres topographes par circonscription. On en est encore loin de ce ratio idéal. Quoi qu'il en soit, le ministère poursuit les efforts tendant vers l'amélioration des services et des produits proposés aux usagers en matière de services domaniaux et topographiques. C'est ce qui explique le recrutement en 2011 de nouveaux employés pour renforcer l'équipe des guichets fonciers communaux. Le directeur de cabinet du ministère, Liva Raharison précise que ces recrutements ont pour objectif de réduire les litiges fonciers et pour mieux servir donc les usagers. En ce qui concerne le métier de géomètre topographe, il attire des jeunes puisqu'ils étaient nombreux hier à visiter les stands au Carlton. Seulement, les matériels coûtent chers.

La station totale numérique pour le relevé topographique coûte entre 80 et 140 millions d'ariary et c'est pour cette raison que les travaux topographiques coûtent chers. La société Sary tany explique que les tarifs dépendent de plusieurs paramètres dont l'échelle, les prises de vues, la surface où le relevé topo sera effectué…
Etudiant en 5ème année à Vontovorona, Antonio Rakotonirina explique, par ailleurs, que les réparations se font à l'étranger parce que ces matériels exigent des précisions à l'échelle infinitésimale.

Cela veut dire qu'elles coûtent également chers. C'est pour cette raison que les géomètres libres assermentés ayant leur propre cabinet sont rares. Par contre, les débouchés pour ce métier sont très vastes même si les jeunes n'ont pas suffisamment d'argent pour se mettre à leurs propres comptes. En effet, il y a les cabinets d'études, les entreprises du secteur BTP qui ont toujours besoin de géomètres topographes, le secteur public dont l'effectif demeure largement insuffisant, etc...

C'est d'ailleurs pour ces raisons qu'il y a 5 ans, l'étudiant cité plus haut a été attiré par ce métier. L'école de Vontovorona propose deux types de formation : l'école d'ingéniorat pour 5 années d'études et le diplôme de technicien supérieur pour 3 années d'études. L'inscription se fait par voie de concours. Si l'ingéniorat n'est pas payant, la préparation du diplôme de technicien supérieur est payante.

Fanjanarivo


16/09/2010
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