INFO PREMIER

TRANSPORT Pas de hausse des frais dans l’immédiat, mais…

Bien qu’aucune hausse des frais de transport de voyageurs n’ait été annoncée hier par le syndicat des transporteurs, il n’en reste pas moins qu’un risque subsiste pour que cela arrive.


Qu’on se rassure, la rencontre que le « Sendika ivondronan’ny malagasy mpanao fitaterana » (Seimampafi) ou syndicat regroupant tous les transporteurs de passagers dans le pays, a eu hier avec la presse au centre « Mikoja » d’Ampasampito, n’a pas coïncidé avec l’annonce d’une prochaine hausse des frais de transport.

De toute façon, les responsables de ce principal syndicat des transporteurs de voyageurs qui sont sortis de leur silence après de nombreuses années, ont expliqué que la décision d’une hausse des frais de transport de voyageurs (toutes lignes confondues) ne relève pas de leur compétence. Seules les coopératives ou regroupement de coopératives de transporteurs peuvent en décider.
Mais il n’en demeure pas moins que le risque de hausse des frais de transport subsiste vu la précarité des conditions d’exploitation dans laquelle les transporteurs se trouvent aujourd’hui. Parmi leurs principaux griefs à l’encontre des autorités, on peut citer la suspension des subventions.

Quand l’Etat avait accordé des subventions aux transporteurs (10 milliards d’ariary entre août 2008 et mars 2009), c’était uniquement dans le but que ces derniers ne revoient pas leurs tarifs suite à la hausse des prix à la pompe. Mais après cette période, aucune subvention ne leur a été plus octroyée. Or, entre-temps, les prix à la pompe ont augmenté de 400 ariary par litre.

Par ailleurs, les transporteurs doivent faire face à l’inflation qui grève systématiquement tout ce qui a rapport aux incontournables frais d’entretien du matériel d’exploitation (pneus, filtre à huile…). Autrement dit, les transporteurs réclament que les subventions soient maintenues. Et elles ne doivent pas se limiter aux seuls transporteurs urbains et suburbains d’Antananarivo-Renivohitra comme par le passé.

Mais l’Etat en a-t-il les moyens ? La rencontre que ces dirigeants syndicaux auront avec le ministre de tutelle (celui des Transports), lundi prochain, sera déterminante car, apparemment, les dirigeants syndicaux nouvellement élus semblent ne plus vouloir rester dans leur silence.

Ranaivo Lala Honoré



05/03/2011
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